Pourquoi la hausse du nombre de cas n'entraîne-t-elle pas une augmentation des hospitalisations ?

Pourquoi la hausse du nombre de cas n'entraîne-t-elle pas une augmentation des hospitalisations ?
Santé

EXPLICATIONS - Une augmentation récente du nombre de cas positifs au Covid-19 ces dernières semaines en France fait craindre une seconde vague. Pourtant, le nombre d'hospitalisations n'est pas en hausse. Comment l'expliquer ?

Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas positifs au Covid-19 augmente en France, laissant craindre une deuxième vague de l'épidémie après le déconfinement amorcé le 11 mai dernier, jusqu'à 1.000 par jour, soit le double par rapport à juin. Pourtant, pour le moment, le nombre d'hospitalisations n'augmente pas dans l'Hexagone. Depuis le déconfinement, le nombre de nouvelles hospitalisations stagne avec environ 600 hospitalisations chaque semaine. Les deux courbes ne se superposent pas du tout, la première, celle des cas positifs est en nette augmentation, quand la seconde, celle des hospitalisations, reste particulièrement stable. 

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Cette hausse de cas positifs a notamment été observée au laboratoire Laborizon à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. "Deux ou trois semaines après le confinement, on avait un cas positif sur 400 prélèvements environ. Actuellement, cela a quasiment décuplé", déplore Thierry Leclerc, directeur de Laborizon. Mais comment expliquer ce paradoxe ? Pour de nombreux spécialistes, l'une des raisons est la part importante de jeunes adultes contaminés.

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"Ils sont moins sensibles à des formes graves, moins susceptibles d’avoir des formes graves et moins susceptibles d’avoir des comorbidités qui les emmèneront en réanimation. Donc, par définition, on peut imaginer que plus de dépistages positifs dans les tranches plus jeunes est égal à moins d’hospitalisations", explique le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement de Paris.

Toutefois, les médecins mettent en garde contre un relâchement car, si les jeunes adultes développent moins de formes graves, ils n'en sont pas moins porteurs du virus et peuvent à leur tour contaminer des personnes plus fragiles, notamment en allant rendre visite à leur famille cet été. Avec le risque dans ce cas de revoir progresser la courbe des hospitalisations. 

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