Edouard Philippe reconnaît des "tensions très fortes" sur l'approvisionnement de certains médicaments

Edouard Philippe reconnaît des "tensions très fortes" sur l'approvisionnement de certains médicaments
Santé

STOCKS - Tandis que le secteur hospitalier s'inquiète de ne pas être suffisamment approvisionné en médicaments, Edouard Philippe a reconnu des "tensions très fortes" sur certains d'entre-eux, nécessaires en réanimation et en soins intensifs.

"Partout dans le monde et au même moment, la consommation des produits nécessaires à la réanimation, que ce soit les médicaments ou les consommables liés à la réanimation, explose dans des proportions jamais imaginées", a avancé Edouard Philippe, invité de TF1 et LCI ce jeudi 2 avril, illustrant son propos avec les embouts des respirateurs, sujets à une forte demande mondiale. 

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Des stocks limités pour certaines molécules...

Interrogé sur un éventuel risque de pénurie de médicaments nécessaires dans les services de réanimation ou de soins intensifs, le Premier ministre a reconnu "des tensions très fortes sur l'approvisionnement dans un certain nombre de molécules et de médicaments". 

Ainsi, des médicaments auraient des stocks limités, comme le cistracurium, une forme de curare (anesthésiant), le midazolam et le propofol, deux hypnotiques pour lesquels les hôpitaux n'ont des réserves que de "quelques jours". Quand aux stocks des groupes industriels, ils "ne donnent pas la visibilité que nous souhaitons", a estimé Edouard Philippe, admettant que "les tensions et les inquiétudes des soignants sont réelles".

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... Et d'autres bien gérés

Avant de poursuivre, se voulant rassurant : "Un certain nombre de ces molécules est en stock suffisant, soit dans les hôpitaux, qui ont en général une consommation très importante, soit chez les industriels et nous gérons au mieux les stocks". Parmi ces molécules, on retrouve l'atracurium ou le paracétamol injectable. Ici, les industriels auraient une "bonne visibilité sur leurs stocks disponibles".

Le Premier ministre a assuré se battre "heure après heure pour faire en sorte de répondre à l'augmentation inouïe et jamais constatée" de cette augmentation. "Ma bataille en ce moment ? (...) Répondre à la demande", a-t-il déclaré. Le gouvernement a par ailleurs "appelé un certain nombre d'industriels" afin d'avoir une visibilité sur leur production et les points de blocages dans l'approvisionnement des médicaments concernés, a indiqué Edouard Philippe. 

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