Covid-19 : le dépistage à l'école doit être au cœur du protocole sanitaire, juge le Conseil scientifique

Covid-19 : le dépistage à l'école doit être au cœur du protocole sanitaire, juge le Conseil scientifique

PRÉCONISATION - Dans un avis pas encore rendu public, le Conseil scientifique appelle à un renforcement du protocole sanitaire dans les écoles, en dépistant régulièrement les élèves afin de n'isoler que les cas positifs au Covid-19.

Le Conseil scientifique et le gouvernement pas totalement sur la même longueur d'onde. Dans un avis pas encore rendu public, mais dévoilé en début de semaine à l'exécutif, l'instance chargée de faire ses recommandations au gouvernement en matière d'épidémie, est revenue sur le protocole sanitaire, mis en place depuis la rentrée scolaire dans les écoles. Selon le Conseil scientifique, le dépistage n'y est pas suffisamment utilisé.

Toute l'info sur

Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Actuellement, dans le primaire, une classe est fermée dès lors qu'un cas positif est constaté. Dans le secondaire, la donne est différente, puisque les élèves ont accès à la vaccination (69,1% des 12-17 ans ont reçu au moins une dose) : seuls les adolescents non-vaccinés doivent rester à l'isolement une semaine si un cas dans la classe est avéré.

Dans ce nouvel avis, consulté par Le Monde, les scientifiques préconisent une autre formule : un dépistage plus intensif. Selon eux, les enfants devraient être testés chaque semaine, notamment grâce aux tests salivaires. Ainsi, seuls ceux ayant un résultat positif s'isoleraient, et aucune classe ne serait fermée.

5% des hospitalisations pourraient concerner des mineurs

Pour les collèges et les lycées, le Conseil scientifique recommande de tester tous les élèves d'un même niveau, et non d'une même classe, au lendemain d'un cas positif. Comme dans le primaire, seuls ceux ayant un test positif resteraient à l'isolement. Une manière de ne fermer aucune classe, mais aussi de ne pas différencier les vaccinés de ceux n'ayant reçu aucune injection. Une "stratégie gagnant-gagnant", selon les auteurs, rapporte Le Monde.

Lire aussi

Dans une interview accordée à LCI début septembre, le Pr Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale de Genève, mettait déjà en garde contre les failles du protocole dans les écoles françaises. "Il n'est pas complet, même s'il va dans la bonne voie", jugeait-il alors. "Plus les mesures s'additionnent, plus le risque de contaminations est réduit. Il faut que l'école soit suffisamment sécurisée pour ne pas entraîner une nouvelle vague qui viendrait submerger le système de soins."

Selon le Conseil scientifique, les mineurs, qui demeurent la part de la population la moins vaccinée (les moins de 12 ans ne sont pas éligibles), pourraient en effet représenter plus d'un tiers des contaminations à moyen terme, et même jusqu'à 5% des hospitalisations.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - "Danse avec les stars" : Wejdene éliminée, Bilal Hassani arrive en tête du classement

Covid-19 : l'anxiété des Français atteint un niveau proche de celui du premier confinement

Rémy Daillet, figure des milieux complotistes, mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes

EN DIRECT - Covid-19 : le seuil d'alerte de 50 cas pour 100.000 de nouveau franchi en France

Grève à la SNCF : 8 trains sur 10 sur la ligne TGV Atlantique ce samedi

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.