"Covid long" : un patient sur trois touché après hospitalisation, selon une étude

Un an après le début du combat contre la pandémie, certains souffrent encore de ce qu'on appelle le Covid long. Les symptômes sont toujours là.

"FARDEAU" - Une étude publiée ce lundi 22 mars explore les conséquences à long terme pour les patients atteints d'une forme grave du Covid-19. Ses auteurs pointent des atteintes à différents organes et des troubles d'ordre psychologique.

Épuisement, essoufflement, anxiété, dépression, stress post-traumatiques parmi les symptômes les plus fréquents : le "Covid long" voit les patients traîner des séquelles de la maladie de façon durable. Il toucherait au moins un malade sur trois après une hospitalisation pour cette infection, selon une étude publiée ce lundi 22 mars dans la revue Nature Medicine.

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L’article analyse différentes études de long terme, menées en Europe, aux États-Unis et en Chine. Elles pointent des difficultés respiratoires persistantes, mais aussi des complications allant de troubles cardiovasculaires à des inflammations chroniques. Une recherche italienne portant sur 143 patients indique que 90 % d’entre eux présentent au moins un symptôme deux mois après la sortie de l’hôpital. D’autres travaux menés en France, au Royaume-Uni et en Chine recensent 25 à 30 % de patients souffrant de troubles du sommeil plusieurs semaines après être sortis de la phase aiguë de la maladie.

Autre source d’inquiétude : la santé mentale. Parmi 402 malades italiens, plus de la moitié se sont ainsi vu diagnostiquer des problèmes d’ordre psychiatrique un mois après la fin de l’hospitalisation. "Il est très important de ne pas oublier les effets sur la santé mentale du 'Covid long' lorsqu'on prend en charge les symptômes physiques, car on peut facilement passer à côté", insiste Kartik Sehgal, l'un des auteurs de l’article, oncologue et enseignant à la faculté de médecine de Harvard, à Boston.

Les chercheurs souhaitent encourager les gouvernements à réfléchir à la prise en charge de ce qui pourrait représenter une problématique sous-estimée. "Étant donnés les millions de personnes infectées par le Sars-CoV-2 dans le monde, le fardeau à long terme sur la santé physique, cognitive et mentale reste devant nous", souligne ainsi Kartik Sehgal, pour qui les données analysées ne détectent "sans doute que la pointe de l’iceberg".

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