Coronavirus : en quoi consistent le "plan blanc" et le "plan bleu" déclenchés dans les hôpitaux et les Ehpad ?

Coronavirus : en quoi consistent le "plan blanc" et le "plan bleu" déclenchés dans les hôpitaux et les Ehpad ?

SANTÉ - Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi le déclenchement des plans blanc et bleu dans les hôpitaux et les Ehpad pour faire face à l'épidémie de coronavirus. En quoi consistent-ils ?

Pour tenter de contenir  autant que possible l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a annoncé vendredi des mesures à destination, notamment, des hôpitaux et des Ehpad. Le ministre de la Santé Olivier Véran a choisi de déclencher sur tout le territoire les plans blanc et bleu. Jusque-là, seuls quelques établissements comme ceux de Creil et Compiègne dans  l'Oise avaient activé le plan blanc. "Nous venons de décider pour l'ensemble du territoire la mise sous tension de l'ensemble des établissements de santé et médico sociaux ", a expliqué le ministre.

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De quoi parle-t-on ? Le plan blanc, déclenché en cas d'attentat, d'accident grave ou d'épidémie, s'applique aux hôpitaux et cliniques. La loi du 9 août 2004 impose la rédaction d'un plan blanc à tous les établissements de santé. Selon un document trouvé sur le site du ministère de la Santé, "chaque établissement de santé est doté d’un dispositif de crise, dénommé plan blanc d’établissement, qui lui permet de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature dont il dispose en cas d’afflux de patients, ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle". 

Organiser l'accueil aux urgences, les visites des familles...

Plus concrètement, le chef d'établissement peut décider de réquisitionner des lits ou des services pour accueillir les patients malades. Ainsi à Creil, toutes les opérations non urgentes qui étaient prévues ont été annulées. Il doit aussi activer une cellule de crise au sein de son établissement et peut réquisitionner du personnel. Il est aussi de son rôle d'organiser les axes de circulation autour de l'établissement, d'organiser des aires de stationnement individualisées pour les médecins ou les familles s'il le souhaite, ou encore d'instaurer des règles pour les visites aux malades.

Le plan bleu est lui propre aux Ehpad, qui doivent s'en doter depuis la canicule de 2003. Le principe est le même que dans les hôpitaux, il doit être organisé par le chef d'établissement et permettre "la mise en oeuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face efficacement à une situation exceptionnelle, quelle qu'en soit la nature". Dans un guide de l'ARS des Hauts-de-France, on peut lire que le plan bleu peut induire : "le confinement des résidents, usagers et personnels ; l'évacuation des résidents, usagers et personnels ; l'accueil de personnes venant d'autres établissements, notamment d'un établissement de santé dans le cadre du déclenchement de son plan blanc". 

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