Covid-19 : tout savoir sur la campagne de vaccination qui débute dimanche en France

Covid-19 : tout savoir sur la campagne de vaccination qui débute dimanche en France

RÉSUMÉ - En France, comme dans le reste de l'Europe, la campagne de vaccination débute dimanche. Qui est concerné, comment vont leur parvenir et leur être administré les premières doses... voici ce qu'il faut savoir.

Après les États-Unis, la Grande-Bretagne, ou plus récemment la Suisse, la France débute sa campagne de vaccination contre le Covid-19, ce dimanche. Soit deux jours après Noël, comme toute l'Union européenne. Les premiers vaccins seront administrés dimanche à Sevran, près de Paris, et Dijon.  Nombre de doses attendues, acheminement, stockage, premiers vaccinés ? Le point sur les éléments clés de cette première campagne de vaccination contre le Covid-19 en France. 

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Quel sera le premier vaccin administré en France ?

L'autorisation de mise sur le marché délivrée ce lundi par l'Agence européenne du médicament suivie dans la foulée de l'accord de l'Union européenne concerne le vaccin germano-américain Pfizer-BioNTech.  "L'Agence européenne des médicaments a évalué ce vaccin minutieusement et a conclu qu'il était sûr et efficace contre le Covid-19. Sur la base de cette évaluation scientifique nous avons procédé à son autorisation sur le marché de l'Union européenne", a déclaré la présidente Ursula von der Leyen, confirmant que les premières vaccinations auraient lieu entre le 27 et le 29 décembre. 

"La vaccination apparait dans des bonnes conditions avec un vaccin qui nous parait extrêmement efficace et sûr (...) je rappelle que ce qu'on sait de lui c'est qu'il évite dans 95% des cas les formes graves pulmonaires respiratoires qui peuvent conduire en réanimation ou au décès", avait de son côté rappelé ce mardi Olivier Véran depuis un entrepôt de Seine-et-Marne, qu'il a visité lors d'un test à blanc ce mardi. Jeudi, enfin, le feu vert français a été délivré jeudi par la Haute autorité de santé (HAS), considérant que ce vaccin, baptisé COMIRNATY, "peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus", "du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant", a estimé l'autorité sanitaire à la veille de Noël. 

Qui sont les premiers vaccinés ?

"Je rappelle que le public prioritaire dans les premières semaines c'est le public des personnes âgées qui vivent dans des établissements collectifs pour pouvoir les protéger et limiter les risques de formes graves pour baisser la mortalité liée au virus", a en outre souligné le ministre. "En priorisant les établissements collectifs ce sont plus de 14000 établissements sur tout le pays, en Outre-mer évidemment et en métropole, qu'il nous faut pouvoir couvrir", avait prévenu Olivier Véran. 

Vantant un choix "assumé, revendiqué, de prendre le consentement de personnes qui seront vaccinées", il a assuré que "nous ne confondrons pas vitesse et précipitation". Un examen médical préalable sera également demandé. Et de conclure : "donc cela va prendre un peu de temps pour se mettre en place, nous allons avancer calmement, méthodiquement, sérieusement, pour la santé des Français."

"Il y aura quelques dizaines de patients concernés dimanche, puis il y aura d'autres établissements concernés le lundi, puis le mardi, on va égrainer progressivement", avait précisé le ministre, invité du 20H sur TF1 mardi. Dans le détail, le vaccin sera en premier administré à des résidents volontaires de deux établissements. En Seine-Saint-Denis tout d'abord, département qui a souffert du Covid avec pas moins de 1 500 morts,  et plus précisément au sein l’unité de séjour de longue durée (USLD) de l'hôpital René-Muret de Sevran, qui dépend de l'AP-HP. Ce service, note Le Monde, "comprend 90 malades très âgés atteints de plusieurs pathologies, dont une grande partie souffrent de troubles neurocognitifs".

Des patients volontaires seront aussi vaccinés en Bourgogne-Franche-Comté, région qui affiche l'un des taux d'incidence du virus le plus élevé. Le lieu sélectionné est le centre gériatrique de Champmaillot, un service spécialisé qui compte 60 lits dédiés aux personnes de grand âge. Il est affilié au CHU de Dijon.

Combien de doses ?

Les premiers flacons - 19 500 doses - doivent arriver samedi sur le sol français, après un voyage sous haute sécurité. "On est largement capables d'accueillir réceptionner et stocker toutes les doses qui nous seront allouées par le laboratoire Pfizer-BioNTech", avait assuré Olivier Véran, depuis le site de Chanteloup-en-Brie. "Nous aurons quelques dizaines de milliers de doses là dans les prochains jours", a-t-il déclaré, précisant qu'"on aura à la fin du mois plus d'un million de doses qui seront livrées, plusieurs centaines de milliers de doses début janvier et début février à nouveau un million de doses".

Et de poursuivre : "le fait de recueillir le consentement et de vérifier qu'il n'y a pas de contre-indication permet d'aller au plus juste et de ne pas envoyer trop de vaccin dans les établissements concernés car chaque dose est précieuse".

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Quel va être leur parcours d'ici dimanche ?

Ces doses sont produites dans les usines BioNTech en Allemagne et par le site de Pfizer basé à Puurs en Belgique. Elles seront acheminées par camion. "Ces vaccins seront conservés à -80 degrés puis ensuite ils seront décongelés en chambre froide spécialisée, avant ensuite de pouvoir être distribués, dispatchés dans les centres dans lesquels ils vont être prétraités avant enfin d'être envoyés dans les différents établissements pour les personnes âgées", a expliqué le ministre de la Santé. "Il y a une vérification des sites et il y a des transporteurs agréés parfaitement professionnels qui vont s'occuper de cela", a en outre tenu à rassurer le ministre.

Quels sont circuits logistiques prévus ?

La distribution doit suivre deux circuits logistiques : dans le premier, les vaccins sont acheminés vers six plateformes en France, dont celle de Chanteloup-en-Brie, avant de repartir vers des centres de pré-traitement ; l'autre circuit prévoit un acheminement direct vers une centaine de sites équipés de congélateurs dédiés - essentiellement des hôpitaux - répartis dans les départements. 

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"Dès lors qu'ils seront mis en chambre froide et placés entre 2 et 8 degrés dans une boite sécurisée, on a plus le droit qu'a douze heures de transport et cinq jours de stockage avant d'être distribués", a alerté le ministre, précisant que, de ce fait, "au moment où on le sort de son congélateur, le vaccin a déjà sa destination finale et il est déjà alloué à un résident".

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