Masques : Stéphane Troussel appelle l'Etat à prendre en charge 50% des dépenses des collectivités

Masques : Stéphane Troussel appelle l'Etat à prendre en charge 50% des dépenses des collectivités
Santé

INTERVIEW - Le gouvernement a refusé de distribuer gratuitement des masques à tous les élèves. Une décision qui passe mal pour Stéphane Troussel, le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, invité de LCI ce mercredi 26 août.

Une responsabilité de l'état ? Invité d'Elizabeth Martichoux ce mardi 25 août sur LCI, Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (93), est revenu sur la question de la gratuité des masques, notamment pour les élèves. Il critique fermement la décision de l'Etat de ne pas prendre en charge l'achat de ce matériel "de protection collective et individuelle". 

Si son département va mettre "à disposition, le jour de la rentrée, quatre masques réutilisables par élève", l'élu estime qu'il s'agit d'une prérogative de l'Etat. "La responsabilité à la fois des adultes et des institutions, c’est de les protéger."

De la marge sur les masques

Le représentant du Parti socialiste estime que la volonté de ne pas rendre le masque gratuit "est idéologique" : "La gratuité ne déresponsabilise pas", fait-il valoir, appelant l'Etat à tenir son engagement "de rembourser les dépenses des collectivités territoriales à propos des masques à hauteur de 50%". 

Dans le cas contraire, les disparités entre les territoires et donc les habitants pourraient être accentuées. "Seules les collectivités qui pourront le faire [fournir des masques, ndlr] le feront. Celles qui n’en auront pas les moyens ne le feront pas" affirme ainsi Stéphane Troussel. 

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L'élu est enfin revenu sur le prix des masques, estimant qu'il faut "reprendre la politique d’encadrement du prix des masques parce qu’on est loin du compte". Il explique qu'avant la crise "les collectivités locales achetaient les masques chirurgicaux 7 centimes d’euros. Entre cette borne et l’encadrement actuel de 95 centimes d’euros, il y a une différence nette. Tous les intermédiaires font actuellement de la marge." 

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Il conclut en fustigeant la rhétorique du gouvernement qui associe la gestion des masques pour lutter contre le Covid-19 à celle des préservatifs pour combattre le Sida. Une comparaison "cynique" qui "dérange" le Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

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