Coronavirus : face au risque épidémique, les hôpitaux changent de stratégie

Le discours officiel a évolué, notamment dans les hôpitaux. Jusqu'à présent, ils accueillaient tous les malades. Désormais, les patients qui ne présentent pas de signes de gravité doivent rester chez eux pour désengorger les services.

TRANSITION - Face au passage prochain du virus en phase épidémique, les hôpitaux changent de doctrine, consistant désormais à n'hospitaliser que les porteurs du virus présentant "des symptômes graves".

Ces derniers jours, le nombre de cas de Covid-19 a tellement augmenté en France que, parmi les responsables sanitaires, plus personne ne doute que la France va se retrouver en phase épidémique. Alors que se profile ce passage prochain, les hôpitaux ne garderont donc dans leurs murs que les patients les plus atteints ou à risque. 

"On a décidé que, plutôt d’hospitaliser les gens qui n’ont pas de symptômes mais seulement un test positif, en termes de précaution, on ne les hospitalise plus", confirme le Dr Gérald Kierzek sur LCI. "Avant, on mettait au tapis des hôpitaux, soit 40 personnels en quarantaine, et on débordait rapidement. Du coup, la doctrine a changé."

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"Ceux qui n’ont pas de symptômes, pas besoin de les hospitaliser", souligne-t-il. "Ce n’est pas le 'coronapositif' ou le 'coronanégatif' qui est important mais est-ce qu’ils ont des symptômes graves ou pas ? C’est la seule ligne." Les porteurs du virus ayant été testés positifs mais qui ne présentent pas lesdits symptômes, "ils rentrent chez eux avec plusieurs précautions, dont un masque pour éviter de contaminer les autres". 

Pour avoir plus de renseignements, un numéro a été mis en place : 0 800 130 000 (appel gratuit). Il faut l'appeler lorsqu’on a des questions sur le coronavirus ou un doute sur une contamination potentielle. Gérald Kierzek rappelle qu'"on appelle le 15 lorsqu’on a une détresse médicale, si vous avez des difficultés respiratoires et beaucoup de la fièvre et que vous n’allez pas bien." 

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