La pollution atmosphérique pourrait aggraver l'impact du coronavirus

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Santé

ENVIRONNEMENT - Le "Guardian" révèle ce lundi une étude selon laquelle il y aurait des preuves "convaincantes" que la pollution atmosphérique aggrave l'impact du coronavirus, augmentant de 10% le risque d'être infecté et la mortalité de 15%.

Toutes les recherches montrent que la pollution de l'air endommage le cœur et les poumons. Et on sait désormais qu'un patient atteint du coronavirus est plus susceptible d'avoir des symptômes sévères s'il a un passé de maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Alors, existe-t-il un lien entre la qualité de l'air et l'aggravation de la maladie? 

C'est l'hypothèse d'une étude révélée ce lundi 13 juillet par le Guardian, dans laquelle des chercheurs assurent qu'il existe des preuves "convaincantes" d'une "relation possible" entre ces critères. Sans toutefois arriver à établir un lien direct de causalité. 

20 critères différents pris en compte

Décrite comme l'analyse la plus "détaillée et complète" à ce jour sur la question, l'étude indique que l'exposition sur le long-terme de la population à des particules fines multiplie les infections et les admissions dans les hôpitaux d'environ 10% et les décès de 15%. Une "relation positive" entre la pollution de l'air et l'étendue de la maladie qui "persiste même après avoir contrôlé un large éventail de facteurs explicatifs", écrivent les chercheurs de l'Université de Birmingham selon la retranscription du quotidien britannique. Ainsi, l'équipe a pris en compte 20 autres facteurs, parmi lesquels le revenu moyen, le niveau de scolarité, le tabagisme, l'obésité, la proximité de frontières internationales, mais aussi la densité de la population, l'âge, la taille du ménage et la profession. 

Une façon notamment d'écarter la thèse de la densité de la ville pour expliquer la propagation du Covid-19. Car s'il pourrait en effet sembler logique de se dire que ce n'est pas l'air mais la proximité des habitants des villes polluées qui justifie ces "preuves", les chercheurs soulignent le cas du Pays-Bas. Un exemple unique puisque la pollution atmosphérique la plus forte n'est pas dans les villes mais dans certaines zones rurales, en raison de l'élevage intensif. 

Si les scientifiques disent clairement ne pas être arrivés à prouver de lien de causalité entre la qualité de l'air et l'impact du Covid-19, l'un des instigateurs de la recherche, qui a été validée par des pairs, confie au Guardian que ce qui l'a le plus "frappé" est cette "relation solide" entre les deux. 

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Il faudra cependant attendre d'avoir des données plus précises afin d'établir des preuves, concluent les chercheurs, qui soulignent l'importance de ce type de travaux. Car si la pollution tue déjà au moins 7 millions de personnes par an, son évaluation pourrait aussi permettre de prédire où le coronavirus frappera le plus fort.

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