Le confinement, cause de stress post-traumatique chez les enfants ? Une étude lancée à Toulouse

Le confinement, cause de stress post-traumatique chez les enfants ? Une étude lancée à Toulouse
Santé

TRAUMATISME - Même si les huit semaines de confinement appartiennent désormais au passé, toutes les conséquences à long terme n'ont pas encore été identifiées. C'est pourquoi le CHU de Toulouse lance une étude visant à analyser les symptômes de stress chez les enfants de 8 à 15 ans.

La période de confinement qu'a connue la France ces deux derniers mois a-t-elle provoqué une vague de stress post-traumatique chez les enfants ? Le confinement strict, observé durant huit semaines afin de limiter la pandémie de coronavirus et protéger les plus vulnérables, pourrait en effet avoir eu des conséquences psychologiques importantes, notamment chez les plus jeunes.

"Suite au confinement (...) et à la fermeture des écoles, les enfants ont vu leur routine habituelle, leurs activités, leurs modalités d'enseignement et leurs relations sociales être complètement modifiées", note le CHU de Toulouse. "Ils sont aussi plus exposés à de grandes quantités d'informations sur la pandémie via les médias et à un haut niveau de stress et d'anxiété des adultes qui les entourent." Par conséquent, l'établissement hospitalier craint que les enfants ne développent des symptômes de stress.

Un questionnaire téléphonique ouvert à tous

Pour en être certain, le CHU de Toulouse lance une étude, baptisée E-COCCON, afin de "savoir si les enfants de 8 à 15 ans présentent des signes précurseurs de stress post-traumatique". Si vous souhaitez y participer, l'établissement a mis en place un numéro dédié : 05.34.55.86.73. Il est ouvert à tous du lundi au vendredi. L'étude, coordonnée scientifiquement par le Pr Isabelle Claudet, pédiatre et chef du Pôle Enfants, sera proposée aux familles "sous forme d'un questionnaire téléphonique, d'une durée de 20 minutes environ", précise le CHU.

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D'autres études ont déjà montré une hausse de la détresse psychologique depuis le début de la crise sanitaire. Mi-mai, l'Organisation des Nations unies (ONU) avait averti que "la pandémie de Covid-19 frappait maintenant les familles et les communautés en leur infligeant davantage de stress mental", et que "même quand elle sera maîtrisée, le deuil, l'anxiété et la dépression continueront d'affecter les personnes". Une autre étude internationale a été lancée début mai afin d'évaluer l'impact du confinement et de la pandémie sur le bien-être et la santé mentale de la population.

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