Le monde d'après : "Nous reviendrons aux baisers comme avant le virus", assure un neurophysiologiste

Le monde d'après : "Nous reviendrons aux baisers comme avant le virus", assure un neurophysiologiste
Santé

ESPOIR - A quoi ressemblera demain ? Les relations entre humains redeviendront-elles ce qu'elles étaient avant la crise sanitaire ? Selon Rodolfo Llinas, grand expert du cerveau, pas de doute, "elles resteront les mêmes", une fois l'épidémie révolue.

A l'heure des prédictions empreintes de catastrophisme, et si nous gardions quand même un peu espoir en l'avenir ? Si le monde de demain promet de rimer avec convulsions socio-politiques, l'humain restera humain selon Rodolfo Llinas, grand expert du cerveau, soutenant qu'une fois la pandémie surmontée, baisers et embrassades seront à nouveau de mise et le confinement ne laissera pas de trace sur notre fonctionnement cérébral.

Ce neurophysiologiste, auteur du livre "Le cerveau et le mythe du moi" et pressenti pour le Nobel de médecine, ne dit pas cela pour mettre du baume au coeur de tout le monde. Ses décennies de recherche sur le cerveau humain, en particulier sur les neurones, lui permettent d'affirmer que les dures expériences générées par le nouveau coronavirus finiront par être oubliées : "Bien que ce soit un virus extrêmement compliqué, ce n'est pas aussi grave que le serait une infection bactérienne, c'est momentané, ça va passer, ce n'est pas un problème aussi profond que pourrait l'être une guerre, durant laquelle les gens se haïssent et se tuent" assure-t-il dans un entretien à l'AFP.

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Pour lui, ce virus ne changera pas la manière dont nous nous lions les uns les autres, dont nous communiquons : "Quand ce sera passé, au bout de quatre ou cinq mois, peut-être un peu plus, ce sera oublié comme ont été oubliées toutes les pandémies" poursuit-il. "Ce n'est qu'un problème, il provoque la mort, la tristesse, des difficultés momentanées, locales qui, ensuite, disparaissent."

Ainsi, après le confinement, si le contact humain devrait échauder pendant quelques semaines, il reviendra naturellement car "la relation à l'autre demeure extrêmement importante" : "Une fois que les gens pourront s'embrasser sans que rien ne leur arrive, ils recommenceront à s'embrasser. Sinon, comment survivrions-nous ?"

Son conseil, enfin, pour une bonne santé mentale durant le confinement : "Il existe une chose qui s'appelle penser et quand on pense, on peut écrire ou dessiner ou construire" assure-t-il dans l'entretien. "Il faut s'imaginer cela comme des vacances forcées. Au lieu de vous mettre à pleurer, pensez, prenez le temps car ce sont vraiment des congés chez soi. Le problème c'est que les gens veulent des vacances quand ils le désirent, pas des vacances forcées." 

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