Coronavirus : "Nous sommes au tout début de cette épidémie" prévient Emmanuel Macron

Lors de son déplacement à l'hôpital Necker à Paris, le chef de l'État s'est voulu rassurant. Il a notamment appelé au calme en affirmant qu'on est au tout début de l'épidémie de coronavirus.
Santé

RÉACTION - Après une visite au centre d'appel (15) du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, ce mardi, le président de la République Emmanuel Macron a averti que l'épidémie n'en est qu'à son début en France.

"Nous ne sommes qu'au début", "il faut être clair, lucide", a répété Emmanuel Macron, devant la presse, alors que des mesures de protection ont été renforcées à l'Elysée autour de lui. 

Interrogé sur le passage à la phase 3 des mesures de protection en France, le chef de l'Etat a expliqué que les mesures seraient différenciées sur le territoire : "Je pense qu'il ne faut pas considérer qu'il va y avoir à un moment donné dans notre pays une grande bascule où tout va changer. Il faut qu'on reste extrêmement adaptable et à chaque moment selon la différenciation des territoires", a-t-il expliqué en lançant des appels au civisme individuel. 

Le président de la République a aussi adressé un message de soutien et de reconnaissance au personnel médical et notamment celui du 15, submergé d'appel.

"Nous avons vu des femmes et des hommes extraordinairement motivés, courageux, qui sont sur le pont et en première ligne.(...) Cette première ligne, elle tient avec courage, avec intelligence, avec mobilisation depuis plusieurs semaines", a-t-il déclaré en hommage aux soignants. 

Le chef de l'Etat a par ailleurs souligné que dans les territoires où le virus circulait activement, les personnes présentant des symptômes pouvaient aussi consulter leur médecin de ville, éventuellement par téléconsultation, plutôt que d'appeler le 15.

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Cette visite à Necker est le quatrième déplacement du chef de l'Etat autour de la crise du coronavirus depuis dix jours, alors que tous ses déplacements non liés à la crise ont été annulés ou presque. Jeudi dernier, il avait visité l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, où le premier Français victime du coronavirus était décédé la veille. Mardi, il s'est rendu au Centre de gestion
de la crise au ministère de la Santé. Mercredi, il a réuni à l'Elysée une trentaine des principaux chercheurs travaillant sur les traitements et les vaccins. Et vendredi matin, il s'est invité dans une maison de retraite parisienne. Mercredi et dimanche, il a présidé deux conseils de défense spécialement consacrés au coronavirus.   

Lundi matin, après avoir inauguré un Café Joyeux des Champs-Elysées, qui emploie des personnes handicapées, il a tenu à descendre à pied l'avenue jusqu'à l'Elysée en saluant les passants et en demandant aux commerçants s'il sentaient une baisse de l'activité, mais à distance, en déclarant qu'"on ne [pouvait] pas mettre le pays à l'arrêt".

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