Coronavirus : un médecin hospitalier de Moselle est décédé

Coronavirus : un médecin hospitalier de Moselle est décédé

CORONAVIRUS - La pandémie de Covid-19 continue de propager à travers le monde, et notamment aux Etats-Unis, avec un nombre de cas en forte hausse. En France, où la population connaît son 14e jour de confinement ce lundi 30 mars, l'évacuation des patients des régions les plus touchées se poursuit.

Un médecin hospitalier est mort du Covid-19, a annoncé la directrice générale du centre hospitalier régional de Metz (Moselle).  Sixième de cette profession à succomber au coronavirus, il comptait parmi "un peu plus de quarante personnels hospitaliers" de cet hôpital à être infecté, a noté Marie-Odile Saillard, lundi 30 mars. Parmi eux, des personnes placés aussi en réanimation, mais "aussi des gens malades, mais pas gravement malade".

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Les dernières infos sur l'épidémieA quel stade en est l'épidémie, département par département ?

Il s'agit du sixième médecin hospitalier à mourir du Covid-19, huit jours après qu'un urgentiste de Compiègne, deux médecins (un gynécologue et un généraliste) du Haut-Rhin, et deux généralistes de Moselle et de Haute-Saône avaient été tués.

Lire aussi

Live

BILAN QUOTIDIEN


Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation était quasiment stable ce jeudi, avec 3.633 personnes contre 3.637 la veille, et 293 nouvelles admissions, selon les dernières données de Santé publique France. Cette stabilisation fait suite à plusieurs jours d'augmentation du nombre de malades dans les services accueillant les cas les plus sévères de la maladie.


Ce chiffre se rapproche des niveaux connus début décembre mais reste éloigné du pic de la 2e vague de l'automne (4.900) et surtout, de la 1ère vague au printemps (7.000).


Au total, 24.891 personnes malades étaient hospitalisées ce jeudi, un chiffre en légère baisse par rapport à la veille, avec 1.538 nouvelles admissions.


En 24 heures, 295 personnes sont décédées à l'hôpital, portant le total à 87.861.


Le nombre de nouveaux cas de contamination s'élève à 25.279 en 24 heures et le taux de positivité, qui mesure le pourcentage de tests positifs sur l'ensemble des tests, est de 7,3%, stable par rapport à mardi et mercredi. Il s'élevait à 6% mi-février.

SOUS SURVEILLANCE


Une semaine après avoir mis en garde sur la situation épidémique dans 20 départements du pays, Jean Castex a annoncé que trois supplémentaires basculent ce jeudi en surveillance renforcée. Voici la liste et la carte.

CARTE - Covid-19 : trois nouveaux départements sous "surveillance renforcée", 23 concernés au total

JAPON


Le Japon va prolonger de deux semaines l'état d'urgence en place sur la capitale et son agglomération face au coronavirus, à moins de cinq mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo prévus cet été, ont annoncé vendredi les autorités.


L'état d'urgence, qui consiste principalement à demander aux bars et restaurants de fermer le soir à 20 heures, avait été levé le 28 février dans six départements et devait prendre fin ce dimanche dans le Grand Tokyo. La mesure mise en place début janvier a initialement permis de réduire le nombre quotidien d'infections, mais celui-ci stagnait dans la capitale ces dernières semaines, représentant toujours une menace d'engorgement du système de santé.


Le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato a annoncé vendredi que l'état d'urgence serait prolongé à Tokyo et dans trois départements limitrophes jusqu'au 21 mars, soit quatre jours seulement avant le départ du relais de la flamme olympique à Fukushima. "Concernant la situation critique du nombre de lits d'hôpitaux disponibles" à Tokyo et dans son agglomération, "il ne semble pas que la pression diminue de  manière constante", a jugé Katsunobu Kato.


La moyenne sur sept jours du nombre quotidien d'infections était stable depuis une semaine, à environ 270 cas par jour.

ENQUÊTE A WUHAN


L'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dépêchée en janvier à Wuhan en Chine, pour enquêter sur les origines de la pandémie de Covid-19, a décidé de ne finalement pas publier ses conclusions provisoires, a rapporté jeudi le Wall Street Journal.


La décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine sur les conditions d'accès offertes par Pékin aux experts de l'OMS lors de leur enquête.


Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus avait annoncé le 12 février que l'équipe d'experts publierait rapidement un rapport provisoire qui résumerait brièvement leurs travaux de recherche en Chine, qui avaient duré un mois, avant un rapport plus complet attendu quelques semaines plus tard. Mais ce rapport provisoire se faisait encore attendre jeudi, plus de trois semaines après la conclusion de leur mission.


"Par définition, un résumé ne comprend pas tous les détails (...). Alors puisqu'il existe un tel intérêt dans ce rapport, un résumé seul ne satisferait pas la curiosité des lecteurs", a déclaré l'expert qui est à la tête de l'équipe d'enquête, Peter Ben Embarek, au Wall Street Journal. L'OMS prévoit désormais de publier "dans les prochaines semaines" un rapport complet qui comprendra des "conclusions majeures", selon un porte-parole de l'organisation.

ÉTATS-UNIS


Pour la première fois en cinq mois, les États-Unis ont recensé jeudi moins de 40.000 cas de Covid-19 en 24H, selon les données de l'université Johns Hopkins. Après un pic de près de 300.000 cas en 24 heures enregistré le 8 janvier, le nombre d'infections quotidiennes a retrouvé son niveau d'avant Halloween, Thanksgiving et les autres fêtes de fin d'années, synonymes de nombreux déplacements à travers le pays et d'une propagation accrue du virus.


Autre signe encourageant dans le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue : les moyennes hebdomadaires des morts et des hospitalisations  sont elles aussi nettement en baisse.


La campagne de vaccination lancée en décembre aux Etats-Unis bat désormais son plein, avec trois vaccins autorisés : ceux de l'alliance Pfizer/BioNTech, de Moderna, et depuis quelques jours, de Johnson & Johnson, dont les premières injections ont commencé mardi.

REACTION


Sur Twitter, le président de la région des Hauts de France réagit aux nouvelles mesures.

INTERVIEW


30 millions de Français devraient être vaccinés d’ici l’été, a annoncé Jean Castex ce jeudi 4 mars. Plus de la moitié de la population serait ainsi immunisée contre le Covid-19. Peut-on voir là la fin de l’épidémie dans le pays ? Le docteur Gérald Kierzek répond à LCI.

30 millions de vaccinés d’ici l’été : "C’est une sortie de crise mais ce n’est pas la fin du virus"

IRLANDE


Les autorités sanitaires irlandaises vont enquêter sur quatre cas de bébés mort-nés qui pourraient être liés à l'épidémie de coronavirus, a déclaré jeudi le médecin-chef adjoint de la République Ronan Glynn.


M. Glynn a indiqué à des journalistes réunis à Dublin que "quatre signalements préliminaires de mortinaissances potentiellement associées à une maladie appelée Covid placentis" étaient remontés jusqu'aux autorités. 


Selon les médecins légistes  qui ont signalé ces cas, les femmes enceintes avaient été testées positives au coronavirus, puis avaient accouché d'un enfant mort-né, dont la cause du décès était une infection du placenta.

REPORTAGE


Un confinement le week-end est instauré dans le Pas-de-Calais dès samedi. Une mesure qui suscite des réactions variées chez les habitants.

Urgent

PAS-DE-CALAIS


Un confinement pour les quatre weekends à venir : c'est ce qui attend les habitants du Pas-de-Calais, selon nos informations. Une conférence de presse du préfet doit se tenir demain, vendredi.

VACCINATION DANS PARIS


La réponse d'Anne Hidalgo à Jean Castex. Dans un communiqué, la mairie de Paris réagit aux annonces du Premier ministre : "À la suite des annonces du Premier ministre, une livraison de près de 11.000 doses de vaccins Pfizer pour Paris est prévue demain, vendredi 5 mars. La Ville se tient prête à vacciner les Parisiennes et les Parisiens de plus de 75 ans ou présentant des comorbidités dans ses 20 centres de vaccination."


"Compte tenu de la situation sanitaire très préoccupante, les centres parisiens fonctionneront à plein régime tout le week-end, dimanche compris, avec une amplitude horaire exceptionnelle. Un appel à volontaires d'ampleur a été lancé par la Ville auprès de ses agents, des médecins et infirmiers libéraux, et dans le réseau des volontaires de Paris, qui réunit des Parisiens engagés, pour accompagner cette campagne de vaccination."

LA PROVOCATION DE JAIR BOLSONARO 


"Arrêtez de geindre!" : c'est ce qu'a lancé, sur un ton provocateur, le président brésilien Jair Bolsonaro. Et ce, alors que son pays déplore près de 260.000 morts et traverse sa semaine la plus meurtrière depuis le début de la pandémie, il y a un an.


"Ca suffit avec ces histoires (...) vous allez pleurer jusqu'à quand?", a poursuivi en inaugurant un tronçon ferroviaire dans l'Etat du Goais (centre-ouest) Jair Bolsonaro. "Nous regrettons les morts", a-t-il toutefois ajouté, "mais où va le Brésil si on arrête tout?"


"Jusqu'à quand allez-vous rester à la maison, jusqu'à quand tout va-t-il rester fermer?", a-t-il poursuivi alors que de nombreuses villes ont annoncé cette semaine dans l'urgence couvre-feux, fermeture précoce des restaurants et bars ou des activités non-essentielles afin de contenir la flambée de Covid-19.

VACCIN CUBAIN


Bientôt un nouveau produit sur le marché ? Le candidat-vaccin contre le coronavirus Soberana 2, développé par Cuba, est entré jeudi en phase 3 des essais cliniques, ont annoncé les autorités cubaines, se disant fières qu'il s'agisse du premier vaccin latino-américain à avancer aussi loin.


"C'est incroyable qu'un petit pays comme Cuba, une île pauvre matériellement mais très riche humainement, soit arrivé jusque-là", a souligné lors d'une conférence de presse le docteur Vicente Vérez, directeur de l'institut de vaccination Finlay.


Le recrutement de 44.000 volontaires, âgés de 19 à 80 ans, a déjà commencé et leur vaccination devrait commencer la semaine prochaine à La Havane, a précisé l'institut.

PAS-DE-CALAIS

DES VACCINS POUR NICE ET PARIS


Un total de 135.000 nouvelles doses seront allouées aux 23 départements prioritaires dès jeudi, a annoncé Jean Castex, dont 12.000 et 11.000 pour les seules villes de Nice et Paris ce week-end dans une opération flash, ont précisé les deux mairies.


"Une marche importante va être effectivement franchie ce week-end puisque nous avons demandé l'ouverture d'un maximum de centres de vaccination, et la création de centres éphémères supplémentaires partout où cela sera jugé utile, de manière à vacciner pendant tout ce week-end", a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran lors de la conférence de presse.

ESPOIR


Le gouvernement évoque - avec prudence - un début de sortie de crise à la mi avril à la faveur de la vaccination et de conditions météorologiques plus favorables. LCI fait le tour des cases à cocher qui pourraient permettre de retrouver notre vie d'avant.

Une vie plus normale "mi-avril" : faut-il y croire ?

SOIGNANTS ET VACCINS


Interrogé sur le refus de certains soignants de se faire vacciner, Olivier Véran s'explique : "L'adhésion des soignants à la vaccination va augmenter. Le temps de la réticence est derrière nous. (...) Ce n'est pas un problème franco-français, il n'est pas rare que le taux d'adhésion des soignants soit plus faible que dans la population. Regardez le taux de vaccination des personnes âgées. Je crois profondément qu'on va améliorer tout ça."

BILAN QUOTIDIEN


Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation était quasiment stable ce jeudi, avec 3.633 personnes contre 3.637 la veille, et 293 nouvelles admissions, selon les dernières données de Santé publique France. Cette stabilisation fait suite à plusieurs jours d'augmentation du nombre de malades dans les services accueillant les cas les plus sévères de la maladie.


Ce chiffre se rapproche des niveaux connus début décembre mais reste éloigné du pic de la 2e vague de l'automne (4.900) et surtout, de la 1ère vague au printemps (7.000).


Au total, 24.891 personnes malades étaient hospitalisées ce jeudi, un chiffre en légère baisse par rapport à la veille, avec 1.538 nouvelles admissions.


En 24 heures, 295 personnes sont décédées à l'hôpital, portant le total à 87.861.


Le nombre de nouveaux cas de contamination s'élève à 25.279 en 24 heures et le taux de positivité, qui mesure le pourcentage de tests positifs sur l'ensemble des tests, est de 7,3%, stable par rapport à mardi et mercredi. Il s'élevait à 6% mi-février.

RECAP'


Jean Castex et Olivier Véran ont fait le point ce jeudi 4 mars sur l’évolution de l’épidémie en France et le cas des départements "sous surveillance renforcée", désormais au nombre de 23.

Le Pas-de-Calais confiné pour 4 week-ends, 22 autres départements soumis à des mesures renforcées

"UN CONFINEMENT PAS IMPOSSIBLE, MAIS..."


Jean Castex termine en évoquant l'épineuse question du confinement : "Comme je vous l’ai toujours dit, le confinement n’est pas impossible. Mais il n’est pas inéluctable. Ce choix du non confinement a cependant une contrepartie. Pour le gouvernement, c’est de mettre un coup d’accélérateur sur les tests et les vaccins dès ce week-end. Et pour nous tous, c’est de respecter les gestes barrières et de redoubler de vigilance."


"Ces prochains week-end, même si vous n’y êtes pas contraints, restez chez vous. Limitez vos interactions sociales. Si vous avez des symptômes, testez-vous et isolez-vous sans aucun délai. Nous devons tenir, ensemble."

NOUS VIVONS UN COMBAT"


Jean Castex termine sa prise de parole : "Je n’ignore rien de ce que vous avez vécu, de ce que nous avons vécu au cours de ces 12 derniers mois, 12 très longs mois. La période que nous vivons est une épreuve et un combat. C’est aussi et surtout un engagement collectif."


"En un an, beaucoup de choses ont changé. Nous avons progressé, et nous avons appris. Nous avons progressé sur la connaissance du virus, sur les gestes barrières, sur les tests, sur les vaccins."

SOUS SURVEILLANCE


Une semaine après avoir mis en garde sur la situation épidémique dans 20 départements du pays, Jean Castex a annoncé que trois supplémentaires basculent ce jeudi en surveillance renforcée. Voici la liste et la carte.

CARTE - Covid-19 : trois nouveaux départements sous "surveillance renforcée", 23 concernés au total

SOIGNANTS


Après Jean Castex, c'est au tour d'Olivier Véran d'en appeler aux soignants : "Le taux de vaccination des soignants dépasse aujourd'hui le taux de couverture classique contre la grippe. 40% des soignants en Ehpad et 30% sur l'ensemble du système de santé. Clairement, ça ne suffit pas. Nous disposons de vaccins efficaces, à commencer par l'AstraZeneca. Il est de notre responsabilité de se protéger soi-même et ceux dont on prend soin."

LIEU DE TRAVAIL ET COVID


Olivier Véran fait un rappel à l'ordre : "Les risques de contamination sont accrus lors des repas, lors des lieux privés, sur le lieu de travail, quand la vigilance se relâche. Les personnes en télétravail présentent un risque de contamination inférieur de 30%." 


"L'étude (ndlr : réalisée par le Pr Fontanet) montre que l'isolement est mis en place trop tardivement au sein de la cellule familiale. Seuls 60% des personnes se sont isolées avant d'avoir le résultat de leur test", a ajouté Olivier Véran.

VACCINS


Olivier Véran estime que les doses "ne doivent pas dormir dans les frigos", et appelle pharmaciens et médecins à les récupérer au plus vite.


Concernant la vaccination en ville, "elle prend son essor. C'est un pilier de notre stratégie pour apporter le vaccin au plus près de nos concitoyens. Cette semaine, 800 000 vaccins ont été livrés aux médecins, 750 000 la semaine prochaine. Plus d'1,5 million de personnes vont recevoir une dose de vaccin."

"CE N'EST  PAS NORMAL"


Jean Castex aimerait que d'avantage de professionnels de santé décident de se faire vacciner : "Les soignants – médecins, infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, aides à domicile – sont éligibles à la vaccination depuis début janvier. Or seul un soignant sur trois est aujourd’hui vacciné. Ce n’est pas normal, et cela compromet notre capacité à lutter efficacement contre le virus, alors même que nous connaissons une reprise épidémique inquiétante."

CALENDRIER


De plus en plus de Français vaccinés : c'est l'objectif du gouvernement. "D’ici la mi-avril, et sous réserve que les laboratoires nous livrent selon le calendrier prévu, nous devrions avoir vacciné en 1ère injection au moins 10 8 millions de personnes, soit la totalité des personnes vulnérables volontaires aujourd’hui éligibles à la vaccination", a annoncé Jean Castex. 


"D’ici mi-mai, nous devrions avoir vacciné au moins 20 millions de personnes, soit la totalité de la population volontaire de +50 ans. D’ici l’été, nous aurons reçu suffisamment de doses pour avoir proposé la vaccination à 30 millions de personnes, soit les 2/3 de la population de + 18 ans."

VACCINATION


La vaccination va s'accélérer en France, estime Jean Castex : "Les livraisons de doses à la France vont s’accroître dans les semaines à venir. En janvier et février, nous avons reçu 7 millions de doses ; en mars et en avril, nous devrions en recevoir 22 millions, c’est-à-dire 3 fois plus. 


Deuxième élément, nous pourrons recourir plus largement au vaccin Astra Zeneca. (...) La Haute autorité de santé a en effet indiqué (...) que sont désormais éligibles à ce vaccin, non seulement les personnes de 50 à 64 ans, mais encore les personnes de plus de 65 ans, ainsi que les personnes atteintes de pathologie à très haut risque de forme grave."

EHPAD


Le nombre de personnes vaccinées dans les EHPAD va permettre de faire évoluer les règles, annonce Jean Castex :  "Plus de 80 % des résidents d’EHPAD ont reçu une 1ère injection et 60% ont reçu leurs deux doses et sont maintenant protégés. Nous avons donc franchi une première étape cruciale dans la lutte contre l’épidémie, car comme vous le savez, les résidents d’EHPAD ont été cruellement touchés par la première et la deuxième vagues, et représentent un tiers des morts de la Covid en France."


"C’est une incontestable réussite. La voie est désormais ouverte à une adaptation des règles qui régissent la vie sociale des résidents et notamment l’exercice du droit de visite pour les familles."

PAS DE CONFINEMENT


Patienter : c'est ce que demande aux Français le Premier ministre. "L’objectif collectif est de tenir ensemble, par la mise en œuvre de mesures utiles mais proportionnées, par la mobilisation de tous, le temps que les conditions météorologiques deviennent moins favorables à la circulation du virus, et le temps surtout que la vaccination produise ses effets. Car c’est bien d’abord et avant tout le déploiement le plus rapide et le mieux ciblé possible de la campagne vaccinale qui nous permettra de sortir de ce tunnel."

CERTAINS LIEUX PUBLICS BIENTÔT FERMÉS ?



Jean Castex invite le préfets "en concertation bien-sûr avec les maires concernés, à interdire ou à réglementer l’accès de certains sites très fréquentés

pendant les week-end, où l’on observe des regroupements de masse, trop souvent sans masque ni distanciation."


"Je comprends évidemment le besoin de sortir et de se retrouver, notamment avec le retour des beaux jours, mais les images que nous avons vues encore ce week-end dernier dans certaines grandes villes, y compris à Paris, ne sont tout simplement pas raisonnables ; Par cohérence, les préfets pourront être amenés à interdire les manifestations organisées dans l’espace public, notamment pendant les week-ends, lorsqu’elles présenteront un risque sanitaire avéré au regard de leurs conditions d’organisation."

CENTRES COMMERCIAUX


Jean Castex annonce une nouvelle règle pour les centres commerciaux : "Dans les autres départements à risque (...), les grands centres commerciaux ou grands surfaces commerciales, de plus de 10 000 m2, et plus seulement 20 000 m2 comme jusqu’à présent, seront fermés ; L’obligation du port du masque sera étendue à toutes les zones urbaines de ces départements où elle ne s’applique pas encore."

 PAS-DE-CALAIS


Le gouvernement décide d'étendre "le dispositif de confinement le week-end (...) mis en place à Nice et Dunkerque à l’ensemble du département du Pas-de-

Calais. L’incidence y est en effet en progression très rapide (23 % au cours des 7

derniers jours) et dépasse dorénavant le seuil des 400 pour 100 000, soit presque deux fois la moyenne nationale", déclare Jean Castex.

CE QU'IL FAUT RETENIR 


Voici les principales informations données ce jeudi soir par Jean Castex : 


- Pas de hausse exponentielle de l'épidémie "à ce stade".

- Le confinement est confirmé le week-end pour le Pas-de-Calais.

- Trois nouveaux départements sous surveillance, les Hautes-Alpes, l'Aisne et l'Aube, portant leur total à 23.

- Fermeture des centres commerciaux non-alimentaires de plus de 10.000 m² dans les départements sous surveillance.

- Jean Castex appelle "solennellement" les personnels des Ehpad à se faire vacciner.

- La vaccination en pharmacie débutera "à compter de la semaine du 15 mars".

- D’ici mi-mai, au moins 20 millions de personnes (soit la totalité de la population volontaire de +50 ans) devraient être vaccinées.

LE POINT SUR LES DEPARTEMENTS EN ALERTE


Dans les 20 départements en alerte, "le virus a continué de progresser, à l’exception toutefois des Bouches-du-Rhône et de la Moselle où l’on note un reflux dont il faudra vérifier s’il est durable", précise Jean Castex. Et d'ajouter :
"Dans ces 20 départements, les progressions enregistrées conduisent à ce que les niveaux d’incidence dépassent pour la plupart d’entre eux le seuil des 250, et pour deux départements le seuil des 400 : il s’agit des Alpes-Maritimes et du Pas-de- Calais. (...)


"Trois autres départements (les Hautes-Alpes, l’Aisne et l’Aube) ont connu une

progression telle depuis une semaine qu’ils ont franchi le seuil de 250 pour

100 000 et s’ajoutent donc à la liste des 20 départements placés sous surveillance renforcée", ajoute le Premier ministre.

"UNE FORTE PRESSION" DANS LES HÔPITAUX


Le Premier ministre précise que nos "établissements de santé restent toujours soumis à une forte pression : nous comptions hier 25 156 malades hospitalisées pour cause de Covid ; certes, c’est 500 de moins qu’il y a une semaine, mais cela reste un niveau très élevé. Surtout, parmi ces malades, 3647 étaient hospitalisés en réanimation ; soit 200 de plus qu’il y a une semaine."

"LE VIRUS CIRCULE, MAIS..."


Jean Castex débute sa prise de parole avec un bilan de la semaine écoulé. "Premier constat, la circulation du virus a continué de progresser, mais, il faut le souligner, à une vitesse moindre que ce que nous pouvions craindre. Sur les 7 derniers jours, le nombre de contaminations quotidiennes a augmenté de 1,4 % alors que ce même chiffre était de + 14 % au cours de la semaine précédente."


Deuxième constat, la contamination chez les personnes les plus âgées continue de se réduire. La baisse observée chez les plus de 80 ans atteint 17,5 % sur les deux dernières semaines. J’y vois les premiers effets de la vaccination qui s’adresse précisément en priorité à ces publics particulièrement vulnérables, et c’est évidemment une très bonne nouvelle."

MAROC


L'état d'urgence sanitaire en vigueur au Maroc depuis près d'un an a été de nouveau prolongé d'un mois, jusqu'au 10 avril, pour tenter de juguler la pandémie de coronavirus dans le royaume, a annoncé jeudi le gouvernement. En début de semaine, le couvre-feu nocturne imposé depuis fin décembre a été prolongé jusqu'à la mi-mars.


Les autorités marocaines ont suspendu ces dernières semaines les liaisons aériennes avec une quinzaine de pays, dont la Belgique, l'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas ou l'Afrique du Sud, dans l'espoir de limiter la propagation sur son sol des nouveaux variants du virus

VACCINS


Quand l'union fait la force. Des dirigeants d'Israël, d'Autriche et du Danemark ont annoncé jeudi soir une alliance pour le développement et la production de nouvelles générations de vaccins contre le Covid-19, lors d'une conférence de presse à Jérsualem.


Les trois pays vont lancer "un fond de recherche et développement" et "entamer des efforts conjoints pour la production de futurs vaccins", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de ce point de presse avec le chancelier autrichien Sebastian Kurz et la Première ministre danoise Mette Frederiksen.

PROPOSITION


Pour faire face à l'épidémie, la maire de Paris Anne Hidalgo a proposé aux enseignants de faire cours à l'extérieur dès que cela est possible. Mais est-ce pertinent ? D'une part sur le plan sanitaire et d'autre part d'un point de vue pratique ?

Faire cours à l’extérieur : la proposition d'Anne Hidalgo est-elle réaliste ?

RASSEMBLEMENT NATIONAL


Le Rassemblement national s'insurge contre les restrictions dans le Pas-de-Calais. "L’exception culturelle de la France ne doit pas être la fermeture: rouvrons dès lundi les lieux de culture", a écrit Joan Bardella, vice-président du parti, dans un communiqué.


"Ce principe de précaution maintenu obstinément relève désormais de la superstition. Patrimoine, musées, cinémas, théâtres: rien de scientifique ne justifie la fermeture de ces lieux où un protocole sanitaire strict est aisément applicable, avec le port du masque, une ventilation adaptée, des jauges de fréquentation et une distanciation minimale", soutient le numéro deux du RN, qui invoque "l’esprit de responsabilité des professionnels du secteur".


Dans un autre communiqué, le maire d'Hénin-Beaumont Steeve Briois "dénonce" le confinement annoncé pour le week-end du Pas-de-Calais, alors que le RN défend pourtant des mesures territorialisées en matière sanitaire.

ÉTUDE


Malgré la contrainte, les salariés français ont dans l'ensemble bien vécu le télétravail, en tout cas au point d'en redemander pour l'avenir. C'est ce que détaille une étude qui souligne le peu d'aspiration au "100% télétravail", et une cote moins positive pour les jeunes générations.

Après un an de télétravail contraint, les Français veulent continuer... à dose plus raisonnable

VACCINS


L'Italie a bloqué l'exportation vers l'Australie de doses du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca produites sur le sol européen, première application d'un mécanisme de contrôle mis en place fin janvier par Bruxelles, a-t-on appris jeudi de source européenne.


Rome a fait part de sa décision à la Commission européenne, qui n'a émis aucune objection. Selon le quotidien La Repubblica, la décision porterait sur 250.000 doses du laboratoire suédo-britannique, très critiqué par les Vingt-Sept pour ses retards de livraison dans l'Union.

UNE OPERATION DE VACCINATION D'AMPLEUR POUR NICE


En conférence de presse ce jeudi, Christian Estrosi a annoncé une "opération coup de poing" avec une campagne de 12.000 vaccinations sur la métropole de Nice en 48 heures, ce week-end. Une première en France. Un objectif important : à titre de comparaison, "seulement" 36.000 personnes ont été vaccinés à ce jour dans la métropole niçoise. 


Selon le maire, 30 médecins et 60 infirmières vont être mobilisés. 

CONFERENCE DU PREMIER MINISTRE


Vers de nouvelles restrictions ? Quels départements seront désormais concernés par "la surveillance renforcée" ?  Suivez avec nous  la conférence de presse du Premier ministre Jean Castex dans notre édition spéciale sur LCI dès à présent dans la vidéo en tête de cet article ou en direct sur TF1 en cliquant dans ce lien.

Urgent

LE DOUBS SERRE LA VIS


La préfecture du Doubs a annoncé jeudi le durcissement des mesures sanitaires dans quatre communes du département, dont Besançon, et une campagne de dépistage massive après avoir constaté une croissance "fulgurante" des variants étrangers du Covid-19, notamment sud-africain et brésilien.


Après une concertation avec les élus locaux, le préfet du Doubs Joël Mathurin a annoncé que le port du masque serait rendu obligatoire sur l'ensemble de la ville de Besançon, et non plus uniquement au centre-ville, ainsi que dans les communes de Saint-Vit, Quingey et Montferrand-le-Château. Une campagne massive de tests sera également menée dans les établissements scolaires de ces communes.

LES ITALIENS DE PLUS EN PLUS PAUVRES


La crise sociale s'ajoute à la crise sanitaire en Italie. La pandémie a fait basculer un million de personnes supplémentaires en dessous du seuil de pauvreté en dans le pays en 2020, selon une enquête publiée ce  jeudi par l’Institut national des statistiques (Istat).


Principale zone touchée : le riche Nord de l’Italie, avec 720. 000 personnes de plus dont la dépense mensuelle est restée en dessous d’un seuil considéré comme minimal en termes de conditions de vie. Le taux de pauvreté y a atteint 9,4 %, contre 6,8 % en 2019. Le Sud conserve cependant le taux le plus élevé, avec 11,1 % de la population contre 10,1 % en 2019.


Au total, le nombre de pauvres est passé à 5,6 millions, soit 9,4 % de la population contre 7,7 % en 2019.

LA HONGRIE DANS LE DUR


La Hongrie, confrontée à la détérioration de la situation sanitaire, a pris un ensemble de mesures ce jeudi. "Les écoles primaires et les jardins d'enfants vont fermer jusqu'au 7 avril", a déclaré devant des journalistes Gergely Gulyas, le chef du Bureau du Premier ministre Viktor Orban.


Les magasins, à l'exception des magasins d'alimentation, des pharmacies et des stations-service, vont également baisser le rideau jusqu'au 22 mars, a-t-il dit, précisant que les employés devront privilégier le télétravail.


Près de 6.300 infections au nouveau coronavirus ont été enregistrées jeudi dans ce pays de l'Union européenne (UE) qui compte 9,8 millions d'habitants. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis le 24 décembre, alors que la maladie a déjà tué 15.476 personnes selon les statistiques officielles.

LA RUSSIE VACCINE SA POPULATION


Plus de deux millions de Russes se sont fait administrer les deux doses du vaccin russe Spoutnik V contre le coronavirus, et deux millions supplémentaires ont reçu leur première dose, a annoncé jeudi Vladimir Poutine.


Cette déclaration intervient alors que l'Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé jeudi avoir débuté une étude de ce vaccin mis au point par le centre de recherches moscovite Gamaleïa, une étape clé pour son déploiement en Europe.

RESTRICTIONS


Selon le Conseil d'État, l'interdiction de sortie pour les résidents d'Ehpad est disproportionnée. Un assouplissement des contraintes dans ces établissements est donc à prévoir.

"L'impression d'être en prison" : jusqu'à quand les résidents d'Ehpad seront-ils interdits de sortie ?

VACCINATION EN SUEDE


Les autorités sanitaires suédoises ont étendu jeudi aux plus de 65 ans leur recommandation d'utiliser le vaccin anti-Covid AstraZeneca/Oxford, sur la base de nouvelles études britanniques.


Jusqu'ici, Stockholm ne recommandait pas ce vaccin pour les plus de 65 ans, arguant de données scientifiques insuffisantes de la part du laboratoire anglo-suédois.

REPORT DES 24H DU MANS 


Les organisateurs ont annoncé ce jeudi que les 24 Heures du Mans étaient reportées aux 21-22 août. La compétition était initialement programmée les 12 et 13 juin.


Cette décision s'explique par la volonté de se "donner toutes les chances d'accueillir du public" dans un contexte de crise sanitaire.


"Cette décision, bien que difficile à prendre, est la plus adéquate. Nous n'imaginons pas organiser pour la seconde année consécutive les 24 Heures du Mans sans spectateurs", explique Pierre Fillon, le président de l'Automobile Club de l'Ouest. Dès lors, "il est alors de notre devoir de tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif indispensable tout en garantissant aux concurrents une visibilité sur l'ensemble de la saison". 

Infos précédentes

Toutes nos infos sur la pandémie en cliquant ici.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Le Pas-de-Calais confiné pour 4 week-ends, 22 autres départements soumis à des mesures renforcées

Meghan et Harry chez Oprah : l'interview qui a fait basculer la famille royale dans un mauvais soap

Séisme en Nouvelle-Zélande : alerte au tsunami en Nouvelle-Calédonie et dans tout le Pacifique

EN DIRECT - Covid-19 : avec 3.633 patients concernés, le nombre de malades en réanimation reste stable

CARTE - Covid-19 : trois nouveaux départements sous "surveillance renforcée", 23 concernés au total

Lire et commenter