Coronavirus : quand le pic épidémique arrivera-t-il en France ?

Coronavirus : quand le pic épidémique arrivera-t-il en France ?
Santé

PANDÉMIE - Si peu d'experts se risquent à pronostiquer précisément la date du "pic épidémique" en France, celui-ci devrait vraisemblablement se produire la semaine prochaine.

Un pic, oui, mais pour quand ? La France doit s'attendre à des "jours difficiles", a souligné mercredi soir le directeur général de la Santé (DGS). Jérôme Salomon redoute en effet des bilans quotidiens des victimes du coronavirus qui vont encore grimper. Reste à savoir jusqu'où.

Interrogés sur le sujet, la plupart des experts et médecins bottent en touche, préférant éviter de pronostiquer la date du pic épidémique. "On va y arriver, je n'ai pas beaucoup de doutes là-dessus, a malgré tout concédé mercredi soir sur LCI le Pr Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à La Pitié-Salpêtrière. "C'est difficile de le dire, nous avons fait tellement de prédictions qui se sont avérées fausses que maintenant on se méfie. Mais je pense que d'ici huit jours on va voir le pic."

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Dans le Grand Est en revanche, le système de santé est d'ores et déjà au front dans cette région au cœur de la crise. "On attend le pic le weekend prochain, celui du 28 et 29 mars", a estimé ce jeudi le Pr Christian Rabaud, infectiologue et président de la commission médicale d'établissement au CHRU de Nancy. Avant de nuancer, prédisant une épidémie dans la durée : "D'autres gens vont arriver et remplir l'hôpital. Le temps que l'hôpital commence à se vider, il faudra encore deux à trois semaines." "Le pic est attendu en milieu de semaine" et devrait "durer quinze jours, trois semaines", avait également estimé mardi Bernard Dupont, directeur général du CHRU de Nancy.

D'autres régions, moins touchées que le Grand Est ou l'Ile-de-France, pourraient en revanche connaitre une poussée de cas à retardement. C'est par exemple le cas de la Normandie, où le pic est attendu la semaine prochaine selon Christine Gardel, directrice générale de l'Agence régionale de Santé. " Nous avons eu plus de temps pour nous préparer que d'autres régions qui ont connu un pic plus précoce", a-t-elle estimé auprès de France 3.

Pour le moment la sollicitation est encore en-dessous de ce que nous attendons- Jean Olivier Arnaud, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille

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Dans le sud de la France, l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM) attend, elle, "une vague" de malades du coronavirus dans les prochains jours, avant un pic début avril, où la prise en charge en réanimation atteindra ses limites. "Pour le moment la sollicitation est encore en-dessous de ce que nous attendons", a déclaré jeudi lors d'un point presse téléphonique le directeur général de l'AP-HM, Jean Olivier Arnaud. L'afflux "va vraisemblablement commencer dans les 72 heures" et atteindre "son maximum en fin de semaine prochaine", a-t-il ajouté.

S'il est difficile de prévoir la date exacte du pic, le scénario italien semble un indicateur fiable. La France suit en effet son voisin méditerranéen de huit jours. Le pic ayant été atteint dans la botte, celui pour la France pourrait être attendu le 29 ou 30 mars. Avec un niveau inférieur, "la pente" de la courbe française étant moins importante qu'en Italie. Sur la base des projections calquées sur le modèle italien, un pic d'environ 500 morts en une journée pourrait être observé dans l'Hexagone.

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