Coronavirus : pompiers, secouristes et étudiants en santé désormais autorisés à réaliser les tests

Les tests ont augmenté de 10% cette semaine. Pour pallier le manque de bras dans les laboratoires, les pompiers, les secouristes, les aides-soignants et certains étudiants sont désormais autorisés à les réaliser. Est-ce suffisant pour stopper l'épidémie ?
Santé

COVID-19 - Pour faire face à l'énorme demande de tests de dépistage du coronavirus, pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé sont, depuis ce samedi 25 juillet, autorisés à réaliser les prélèvements.

C'est de notoriété publique : les délais d'attente sont trop longs dans de nombreuses villes, notamment en Ile-de-France, où le manque de bras et la forte demande entraînent une quasi-saturation, pour se faire tester. Pour faire face à cet engorgement, le gouvernement a autorisé les pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé à effectuer des tests  virologiques PCR. Seuls les biologistes médicaux le pouvaient. L'arrêté est paru ce samedi au journal officiel.

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Dans le détail,  l'arrêté précise que les infirmiers diplômés d'Etat, les étudiants en odontologie, en maïeutique et en pharmacie, les aides-soignants, les sapeurs-pompiers, les marins-pompiers et les secouristes des associations agréées de sécurité civile, titulaires d'une formation adéquate aux premiers secours, pourront réaliser ces prélèvements d'échantillon biologique,  en plus des 40.000 techniciens de laboratoire à qui cette possibilité avait été récemment offerte.

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Une décision qui répond à une demande censée bientôt s'accentuer encore, alors que la France vient de renforcer son dispositif de dépistage, en rendant les tests obligatoires dans les aéroports pour les voyageurs provenant de 16 pays classés "rouge". "On s'est concentré sur les foyers mais c'est une grave erreur, il faut se concentrer sur les porteurs du virus", a, pour sa part, martelé, vendredi 25 juillet, la Direction générale de la Santé (DGS) en annonçant que la circulation virale était en "nette augmentation" dans le pays, avec plus de 1.000 nouveaux cas par jour.

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L'arrêté publié ce samedi 25 juillet prévoit également que les tests PCR, qui coûtent 54 euros, soient intégralement pris en charge par l'Assurance maladie, même sans ordonnance. Autre nouveauté : il entérine aussi la distribution gratuite de masques aux Français les plus précaires, annoncée par le ministre de la Santé, Olivier Véran, mercredi 22 juillet. Concrètement, 40 millions de masques seront distribués aux 7 millions de Français bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l'aide au paiement d'une complémentaire santé et de l'aide médicale de l'Etat.

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