Coronavirus : un respirateur "made in France" produit à un coût défiant toute concurrence

Coronavirus : un respirateur "made in France" produit à un coût défiant toute concurrence
Santé

PANDÉMIE - Un collectif de chercheurs français a mis au point un respirateur dont le coût de production est bien inférieur à celui du marché.

Un collectif de chercheurs français planche actuellement sur un prototype de respirateur dont le coût de production est bien inférieur à celui d'un respirateur classique. L'appareil est destiné aux malades du coronavirus (Covid-19) qui sont en réanimation. Depuis presque un mois, 250 volontaires - médecins, chercheurs, ingénieurs - travaillent jour et nuit pour mettre au point cet équipement médical, dont les hôpitaux manquent cruellement depuis le début de l'épidémie. "La machine fonctionne. Elle a été conçue spécifiquement pour les malades du Covid-19", souligne Baptise Jamin, co-concepteur du respirateur "MAKAIR".

Les bénévoles se sont appuyés sur la technologie d'impression 3D qui permet notamment de réaliser en quelques heures des pièces à la demande. "Le prototype est la toute première version d’une pièce en plastique qu'on a fabriquée et qui nous permet en quelques jours, d’avoir des machines fonctionnelles. Cela nous permet de gagner du temps mais aussi de réduire les coûts de production de la machine", explique Gabriel Moneyron, co-président de Cooprint Impressions 3D." La version aboutie est estimée par ses concepteurs à 1000 euros, soit quinze fois moins cher qu’une respirateur classique.

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La machine est en cours de validation

L'équipe a rendu public ses travaux. "Tout notre travail est open-source. C’est-à-dire qu’un industriel à l’autre bout du monde peut le récupérer et adapter la machine selon ses besoins", explique Quentin Adam, cofondateur du collectif "Makers for Life". Un espoir donc pour les services de réanimation en France et dans le monde entier. 

Reste encore à obtenir l’approbation des instances de santé. "Les résultats sont extrêmement encourageants, mais il faut rester prudent et conduire juqu’au bout l’essai clinique. Nous validons une machine qui va contribuer aux soins de la même manière qu’on valide un médicament", rappelle Pierre-Antoine Gourraud, praticien hospitalier.

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Le groupe français de petit électroménager Seb et le constructeur automobile Renault ont apporté leur soutien à cette initiative. Ils sont même prêts à participer à la production. Des centaines de machines pourraient voir le jour d'ici quelques semaines. De quoi soulager les hôpitaux et potentielle sauver de nombreuses vies. 

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