Mise en culture du coronavirus : une "avancée majeure" pour l'Institut Pasteur, qui espère un vaccin d'ici 20 mois

La communauté scientifique s'arme face à la propagation du virus
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AVANCÉES - Les recherches continuent dans le monde entier pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus qui a débuté fin décembre en Chine et qui a, depuis, causé la mort d'au moins 259 personnes. L'Institut Pasteur a indiqué vendredi avoir réussi à isoler et mettre en culture des souches du virus et espère un vaccin d'ici 20 mois.

Cela pourrait représenter une "avancée majeure" dans la recherche d'un vaccin et d'un traitement du coronavirus en Europe. Vendredi, lors d'une conférence de presse, le directeur du département de Santé globale de l'institut Pasteur, Arnaud Fontanet, a indique que les chercheurs de l'institut étaient parvenus à isoler et à mettre en culture des souches du nouveau coronavirus.

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Coronavirus : les scientifiques en savent un peu plus

Il s'agit d'un virus très difficile à isoler.- Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale de l'institut Pasteur.

"Il s'agit d'un virus très difficile à isoler. Les Chinois ont réussi à isoler une souche, une équipe australienne y est parvenue cette semaine et nous sommes les premiers en Europe", a-t-il souligné. Arnaud Fontanet a ainsi précisé que les chercheurs s'étaient servis des prélèvements réalisés sur les premiers cas de coronavirus confirmés en France, le 24 janvier dernier. Des prélèvements inoculés dans des cellules déjà connues pour permettre la multiplication d'autres coronavirus proches.

Sylvie van der Werf, responsable du centre national de référence des virus respiratoires de l'Institut Pasteur, a indiqué que certains prélèvements n'ont rien donné, mais pour deux prélèvements issus d'un même patient, "dès le lundi", une bonne partie des cellules étaient détruites, "suggérant la présence du virus", une présence ensuite confirmée par l'analyse. La mise en culture de ce nouveau virus le rend "désormais disponible pour la recherche", explique l'organisme de recherche.

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Ainsi, des tests pourront être effectués sur ce virus, pour vérifier l'efficacité de "molécules antivirales connues", le modifier "avec pour objectif de proposer un candidat vaccin" ou encore étudier son fonctionnement pour "identifier des talons d'Achille qui permettraient de développer des stratégies thérapeutiques" et mettre ainsi au  point de nouveaux traitements. Un vaccin qui pourrait voir le jour dans 20 mois.

Au micro d'Europe 1, le professeur Christophe D'Enfert a indiqué : "On part du vaccin pour prévenir la rougeole, et on va modifier son patrimoine génétique pour lui permettre d'exposer à sa surface des protéines du coronavirus." Des premiers tests seront alors effectués durant quatre à cinq mois sur un modèle animal, avant des essais cliniques sur l'homme avant la fin de l'été, si tout se présente bien. Selon Christophe D'Enfert, un vaccin contre le virus 2019-nCoV sera disponible, dans le meilleur des cas, à la fin de l'été 2021.

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