Coronavirus : une usine de masques de protection d'Angers débordée par la demande

Coronavirus : une usine de masques de protection d'Angers débordée par la demande
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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

SOUS L'EAU - Une usine de la banlieue d'Angers, spécialisée dans la fabrication de masques sanitaires, croule sous la demande en raison de la crainte d'une épidémie de coronavirus. Selon son directeur général, il faudrait produire trois fois plus de masques afin de répondre aux commandes, aussi bien européennes qu'internationales.

Une PME, d'une centaine de salariés, débordée. Avec l'épidémie de coronavirus qui ne cesse de toucher plus de personnes, la population se rue sur des masques de protection. Alors, les producteurs, comme l'entreprise Kolmi-Hopen, deviennent victimes de leur succès. Avec près de trois fois plus de demande qu'en temps normal, cette fabrique proche d'Angers est obligée d'envisager des embauches.

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Un million de masques par jour

Associée au groupe canadien Medicom, cette entreprise est le leader européen autoproclamé de la fabrication de produits à usage unique. Parmi eux, les masques sanitaires, qu’ils soient chirurgicaux ou de protection. S’ils sont habituellement portés dans le secteur médical, ils sont de plus en plus demandés par des particuliers. C’est pourquoi l’usine de Saint-Barthélemy-d'Anjou peut sortir jusqu'à un million de protections par jour. Rien ne la prédestinait cependant à subvenir aux besoins du monde entier. 

Car, sans surprise, face à la propagation du coronavirus, la demande augmente. Et les leaders du marché habituels sont aux abonnés absents. La Chine et Taïwan, qui fournissent en temps normal "plus de 80% du marché mondial" ont en effet arrêté leurs exportations pour dédier l'ensemble de leur production de masques aux besoins locaux. La PME française du Maine-et-Loire est alors obligée de combler les manques. Et produire trois fois plus de protections, explique son directeur général à l'AFP. "Dans une période normale, on fabrique plus de 150 millions de masques médicaux par an et plus de 20 millions de masques de protection par an. Aujourd'hui, avec la demande qui est exponentielle, on aurait des demandes pour faire plus de 500 millions de masques tous confondus", a ainsi expliqué Gérald Heuliez. Face à ce déferlement de commandes, l’entreprise doit trouver une nouvelle main d’oeuvre. Elle espère embaucher une trentaine de personnes dans les jours qui viennent.

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Une bonne nouvelle pour cette entreprise et pour l’emploi. Cependant, Kolmi-Hopen ne prétend pas protéger la planète entière. "Le port de ce type de masques par la population non malade ne se justifie pas", a ainsi rappelé, à de nombreuses reprises, la ministre de la Santé. Ce matériel ne permet en effet pas de se protéger, mais uniquement d'éviter de contaminer son entourage. 

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