"Ce délai, je l'assume" : Olivier Véran répond aux critiques sur la lenteur de la vaccination

Mardi, le ministre de la Santé est revenu sur les critiques dont la France fait l’objet au sujet de la cadence à laquelle elle vaccine. Olivier Veran dit assumer "cet écart avec d’autres pays" et l’explique en pointant une stratégie française différente de celle de nos voisins européens. Mais alors pourquoi somme-nous aussi lents ? Explications.

VACCINATION - Le ministre de la Santé est revenu sur les critiques dont la France fait l’objet au sujet de la cadence à laquelle elle vaccine dans les Ehpad depuis dimanche. Il dit assumer "cet écart avec d’autres pays".

55 puis 70 aux deux premiers jours, pour arriver à "un peu plus d’une centaine". En se penchant sur le nombre de personnes vaccinées communiqué par le ministère de la Santé depuis le début de la campagne dimanche 27 décembre, on peut raisonnablement dire que les compteurs ne s’affolent pas. Invité sur le plateau de France 2 ce mardi, Olivier Véran est revenu sur la stratégie mise en œuvre par la France et sa lenteur qui l'a conduit à être raillée, voire fortement critiquée.

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"À la fin du mois de janvier, nous aurons rattrapé ce décalage"

"Nous avons le même nombre de doses (de vaccin, ndlr) que nos voisins allemands, nous avons les mêmes objectifs et nous aurons les mêmes résultats", a assuré le ministre de la Santé, ajoutant plus tard qu’"à la fin du mois de janvier, nous aurons rattrapé ce décalage". Et il y a de quoi s’interroger : pour un démarrage le même jour, l’Allemagne en était hier à 41.962 personnes ayant reçu la première injection du vaccin Pfizer/bioNTech, selon la base de données Our world in data.

"Ça prend un peu plus de temps au démarrage. (...) Je ne confonds pas vitesse et précipitation. Cet écart avec d'autres pays est assumé", a poursuivi Olivier Véran, pointant la stratégie française, parfois différente ailleurs en Europe. Et a expliqué le choix des autorités de santé de venir au contact des résidents d’Ehpad et non pas de les faire se déplacer dans des lieux de vaccination, cette dernière option étant un gain de temps assuré. 

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Le ministre a ensuite souligné l’importance non négligeable du temps de "la concertation" et du recueil du consentement, pouvant être difficile à obtenir parmi les résidents d’Ehpad. Ainsi, début décembre, le secteur du grand âge s’était inquiété auprès de la ministre Brigitte Bourguignon d’une logistique difficilement tenable en raison de la recherche du consentement chez des personnes âgées n'étant pas en mesure de décider par elles-mêmes ou n'ayant pas de tuteur désigné. 

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Cette première phase de la vaccination vise un million de résidents et de personnels de santé des Ehpad et doit s'échelonner "sur une période de 6 à 8 semaines, pour tenir compte du délai de 21 jours entre la 1ère vaccination et le rappel", avait indiqué le Premier ministre à la mi-décembre face aux députés.

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