Covid-19 : bientôt 80% des interventions déprogrammées dans les cliniques et hôpitaux franciliens ?

Covid-19 : bientôt 80% des interventions déprogrammées dans les cliniques et hôpitaux franciliens ?

SATURATION - Pour faire face à la déferlante annoncée de patients Covid-19, l’ARS Ile-de-France a demandé aux établissements publics et privés d’anticiper une montée en charge du nombre de lits. Objectif ? Atteindre "à brève échéance" une cible à 2200 lits de soins critiques.

Il y a urgence en Ile-de-France. Urgence à "casser cette courbe de l'épidémie", comme l'a pointé ce mardi le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Aurélien Rousseau, dans un tweet. Urgence aussi à ouvrir de nouveaux lits en réanimation pour face à la déferlante annoncée de patients Covid-19 ces prochaines semaines, à l'heure où l'incidence atteint 549 cas pour 100.000 habitants et où 1351 lits de soins critiques sont déjà occupés. 

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La France face à une 3e vague d'ampleur

"C'est déjà 250 de plus qu'en deuxième vague", a-t-il précisé. Au point que cela nécessiterait de déprogrammer 80 % des activités médicales et chirurgicales, alors qu’un seuil de 40% avait été fixé début mars avec un capacitaire de 1577 lits, selon une information relayée par Les Echos  ce mardi.

"Une cible à 2200 lits de soins critiques à brève échéance"

Concrètement, il a été demandé aux établissements publics et privés franciliens "d’anticiper une montée en charge du nombre de lits, afin d’atteindre une cible à 2200 lits de soins critiques à brève échéance", nous explique-t-on à l’ARS Ile-de-France. Avant d'y parvenir, "un premier palier à 1800 lits en milieu de semaine prochaine" a été fixé, nous précise-t-on en outre. Et d'ajouter : "Le niveau de déprogrammation nécessaire à l’atteinte des cibles capacitaires est en cours de calage avec les établissements".

Auprès des Echos, Aurélien Rousseau prévient qu'"il faut se préparer, car à la fin de la semaine, on sera probablement autour de 1500 patients Covid en soins critiques", ce qui correspond au troisième palier qui avait été ouvert durant le week-end du 6-7 mars. À l'époque, le directeur avait pourtant prévenu qu'il ne serait pas possible d'aller au-delà de ce seuil, en raison d'une tension hospitalière élevée sur l'ensemble du territoire. Mais alors que le ministre de la Santé comptait sur des évacuations sanitaires massives de patients en réanimation, les dernières semaines ont montré que les familles s'y opposent. En témoigne le faible nombre de transferts (15) au départ de la région depuis le début de cette troisième vague. 

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Toujours selon le quotidien, l'ARS a demandé lundi à tous les établissements de la région de recenser leurs moyens en personnel pour faire savoir dès mercredi ou jeudi de quelle façon ils envisagent de contribuer à atteindre l'objectif de 2.200 lits, en accueillant eux-mêmes des patients, ou bien en rapatriant à Paris des personnels qui travaillent dans des cliniques hors de la région notamment. Car "ce ne sont pas les lits ou les respirateurs qui manquent, mais les ressources humaines", souligne le directeur.

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