Covid-19 : pourquoi l'Ardèche est le département le plus touché en France ?

Covid-19 : pourquoi l'Ardèche est le département le plus touché en France ?

RELÂCHEMENT - Avec un taux d'incidence de près de 266 cas pour 100.000 habitants, soit deux fois plus que la moyenne nationale, l'Ardèche est le département le plus touché par le Covid-19. Comment l'expliquer ?

La cinquième vague est belle et bien arrivée en France avec des niveaux de contaminations qui augmentent de jour en jour. Parmi les départements les plus touchés, on trouve notamment la Haute-Corse (251 cas pour 100.000 habitants) et les Bouches-du-Rhône (212 cas pour 100.000 habitants). Mais c'est un département rural, l'Ardèche, qui affiche le taux le plus élevé : 266 cas pour 100.000 habitants, soit deux fois plus que la moyenne nationale.

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La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Pour contrer cette flambée due à un certain relâchement des gestes barrières, c'est donc la tolérance zéro qui s'applique. Ainsi, ce samedi matin, sur le marché d'Annonay, les gendarmes contrôlaient le port du masque, obligatoire, car la distanciation sociale ne peut être respectée. Faute d'en porter un, une cliente est sommée de quitter la file d'attente.

300 injections par jour

Pourtant, parmi les habitants, l'intérêt des contrôles et de la vaccination ne font pas l'unanimité : "Je ne veux pas me faire vacciner, je n'ai pas confiance dans ce vaccin", lance par exemple un riverain dans la vidéo en tête de cet article. "Je ne pense pas que le vaccin soit la solution numéro un. Je pense qu'il faut plutôt tester les gens et maintenir les gestes barrière", renchérit une retraitée. 

Malgré cette réticence affichée, au centre de vaccination d'Annonay, le retour de la pandémie commence à convaincre les plus récalcitrants. Le taux de vaccination en Ardèche est très inférieur à la moyenne nationale, mais avec l'arrivée de la cinquième vague, le nombre de patients augmente de jour en jour. "Il y a deux ou trois semaines, on faisait à peu près une centaine d'injections par jour ; c'était essentiellement des fins de première et des deuxièmes injections. Maintenant, on fait 300 injections par jour qui sont pour la grande majorité des troisièmes doses", explique Augustin Morel, médecin généraliste. 

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Pendant ce temps, dans le centre hospitalier de la ville, les premiers cas de covid sont de retour dans les services de réanimation. À ce jour, dans l'ensemble du département, 51 personnes sont hospitalisées. "Le Covid arrive aujourd'hui dans un univers où les autres pathologies sont là : les grippes, les bronchiolites du nourrisson, les pneumopathies, les gastro-entérites, et ça c'est inquiétant", souligne le docteur Philippe Guillot, urgentiste au centre hospitalier Ardèche Nord. D'autant qu'il y a toujours un décalage d'une quinzaine de jours entre l'augmentation du taux d'incidence et l'arrivée massive des cas graves. 

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