Covid-19 : contre les formes graves, élargissement de l’accès de traitements par anticorps de synthèse

Un nombre limité de patients pourra disposer de ce traitement, administré uniquement à l'hôpital.

TRAITEMENT - L'Agence du médicament (ANSM) a annoncé que tous les patients, dont le risque de contracter une forme grave de Covid-19 est élevé, pourront bénéficier, dès l'âge de 12 ans, de deux traitements précoces à base d'anticorps de synthèse.

Si le vaccin reste le principal moyen mis en avant pour lutter contre le virus, la piste des anticorps monoclonaux n'est pas complètement écartée par les chercheurs. Dans un communiqué, l'Agence du médicament (ANSM) a officialisé l'élargissement de l'accès aux bithérapies d’anticorps monoclonaux contre les formes graves de Covid-19. 

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Covid-19 : déjà un an de pandémie...

À partir du 11 juin, l'accès aux bithérapies d'anticorps monoclonaux sera élargi aux enfants âgés de 12 ans et plus, dont le risque est élevé de développer une forme grave de Covid-19, notamment en raison d'une immunodépression sévère, mais aussi pour les patients présentant une pathologie chronique ou qui ont une infection par le VIH non contrôlée ou au stade SIDA. 

Jusqu’alors, ces traitements étaient réservés aux patients adultes ayant un déficit de l’immunité, aux patients de plus de 80 ans et à ceux à partir de 70 ans présentant certaines comorbidités

Les bithérapies concernées sont le cocktail bamlanivimab et etesevimab, du laboratoire Lilly France, et le cocktail casirivimab et d'imdevimab, du laboratoire Roche, et qui avait été médiatisé à l’automne 2020 lorsqu’il a été administré au président des États-Unis Donald Trump. Elles ont reçu mi-mars une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte par l’ANSM.

Une fois l'infection confirmée par un test positif, le traitement est appliqué le plus tôt possible, avant que le corps n'ait pu produire ses propres anticorps. L'objectif est d'éviter l'évolution vers une forme grave de la maladie pouvant conduire à une hospitalisation, voire un passage en réanimation. 

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La décision de l’ANSM, en lien avec une évaluation de l’Agence européenne des médicaments (EMA), s’appuie sur les premières données disponibles. À la fin mai, un peu plus de 1 000 personnes en France ont bénéficié de ces bithérapies.

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