Covid-19 : le nombre de tests en forte baisse depuis la fin de la gratuité

Covid-19 : le nombre de tests en forte baisse depuis la fin de la gratuité

DÉPISTAGE - La direction des statistiques du ministère de la Santé rapporte jeudi une chute du nombre de tests PCR et antigéniques réalisés depuis la fin de leur gratuité, le 15 octobre.

La fin de la gratuité des tests de dépistage contre le Covid-19 n'aura pas été sans effet. Selon la direction des statistiques du ministère de la Santé, la Drees, 2,3 millions de tests RT-PCR et antigéniques pour la détection ont été effectués dans la semaine du 18 octobre et le 24 octobre, contre 2,97 millions la semaine précédente, soit 675 200 tests en moins. Cette baisse concerne particulièrement les 16-65 ans, précise l'organisme.

Dans un communiqué, celui-ci explique non seulement cette différence de chiffres par la fin de la gratuité des tests, mais aussi par la hausse du nombre de tests réalisés juste avant qu'ils ne deviennent payant.

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Lors de la semaine du 11 au 17 octobre, une baisse avait déjà été observée dans la quantité de tests réalisés. 2,97 millions de tests avaient été faits, contre 3,2 millions la semaine précédente, soit une diminution de 244.800 tests. Selon la Drees, cette baisse était "concentrée sur la fin de semaine", c’est-à-dire une fois que la fin de la gratuité des tests est devenue effective, le vendredi 15.

Depuis cette date, les tests ne sont plus remboursés pour les gens qui ne sont pas complètement vaccinés, sauf exception (prescription médicale, cas contact, test positif récent, contre-indication au vaccin).

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Cette baisse du nombre de tests était une crainte des épidémiologistes. Avant la fin de la gratuité, Dominique Costagliola, directrice de recherche à l'Inserm, expliquait que cela allait "perturber la façon de suivre l'épidémie en nombre de cas et en taux d’incidence. Il va y avoir une période, pas forcément très longue, dans laquelle on ne va plus savoir interpréter la dynamique de l’épidémie"

Une inquiétude qu'avait relativisé le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclarant sur France Info le 13 octobre : "Nous n'allons pas casser le thermomètre". Par ailleurs, d'autres outils ont été développés depuis le début de la crise sanitaire, comme le suivi des eaux usées ou le nombre d'appels passés à SOS médecins.

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