"Cette fois-ci, c’est confiner avec le couteau sous la gorge" : Axel Kahn déplore le choix de Macron

"Cette fois-ci, c’est confiner avec le couteau sous la gorge" : Axel Kahn déplore le choix de Macron

ÉPIDÉMIE – Le généticien Axel Kahn était l’invité politique de LCI ce lundi 15 mars. Il a dit regretter que le gouvernement n’ait pas profité de la fenêtre de tir en début d’année pour confiner la population une troisième fois.

La question est sur toutes les lèvres en ce début de semaine : à quelques jours de l’anniversaire du premier, les Français auront-ils droit à un troisième confinement ? Alors que le gouvernement optait jusqu’alors pour des confinements partiels et territorialisés, la situation sanitaire s’est empirée, et notamment dans la région parisienne, qui comptabilise un quart des patients admis en réanimation. Invité de la matinale LCI lundi 15 mars, le généticien Axel Kahn a considéré que le reconfinement national a "totalement cessé d’être une question sanitaire" pour devenir "seulement une question politique". "D’un point de vue sanitaire, oui il faudrait reconfiner", a-t-il encore jugé. 

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"Les esprits y étaient prêts, maintenant c'est difficile"

Pour le président de la Ligue nationale contre le cancer, le gouvernement a raté son occasion de prendre des mesures fortes en début d’année, et ainsi de freiner : "Les esprits y étaient prêts, maintenant, c’est de plus en plus difficile. [] Cette fois-ci, c’est confiner avec le couteau sous la gorge". Avant de détailler : "Le plus sage eut été de profiter de l’hiver - c’est beaucoup plus facile de confiner en hiver qu’au printemps - et de profiter des deux créneaux que l’on avait : après les fêtes de fin d’année et puis lors des vacances de février". Mais selon Axel Kahn, le choix de la fin janvier "est une décision politique du président de la République [] d’être celui qui évite aux Français cette politique désagréable et amer qu’est le confinement". 

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Un mois et demi plus tard, alors que les Français échappent toujours au confinement, les autorités de santé sont contraintes de désengorger les services de réanimation en déprogrammant des opérations et en évacuant des patients vers d’autres régions. Mais cette opération comporte des limites, estime Axel Kahn : "La tension sanitaire que l’on connait dans les départements d’Ile-de-France, on l’exporte en Nouvelle-Aquitaine, on l’exporte à Nantes et donc on va déprogrammer en Nouvelle-Aquitaine et on va déprogrammer à Nantes". En Ile-de-France, 40% des opérations non-urgentes ont été reportées et une centaine de malades, pas forcément du Covid-19, doivent être transférés vers d’autres régions cette semaine, comme la Nouvelle-Aquitaine ou les Pays-de-la-Loire.

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