Face à la décrue observée à l’hôpital, l’institut Pasteur se montre plus optimiste pour cet été

Face à la décrue observée à l’hôpital, l’institut Pasteur se montre plus optimiste pour cet été

MODÉLISATIONS - En cas de baisse continue des hospitalisations et d’une accélération de la vaccination, la reprise épidémique redoutée pour cet été pourrait ne pas avoir lieu, estime l’institut Pasteur samedi 22 mai.

Et si l’été était plus radieux que prévu ? Alors que de nombreux experts appellent à la prudence en vue des vacances d’été, l’institut Pasteur a établi de nouvelles projections, bien plus optimistes que ses précédentes de la fin avril. Selon ces modélisations, le risque d’une quatrième vague de l’épidémie dès l’été pourrait bien être évité, considère l’équipe de Pasteur : "Si l’on réussit à maintenir le rythme actuel de décrue des infections et hospitalisations jusqu’au 9 juin tout en maintenant ou augmentant le rythme de vaccination, on ne s’attend pas à observer cet été de reprise importante de l’épidémie liée au variant B.1.1.7".

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Covid-19 : le défi de la vaccination

En revanche, si la baisse observée dans les hôpitaux s’interrompt suite à la réouverture des terrasses, des commerces et des cinémas, un rebond n’est pas à exclure. Dans ce cas, "la situation épidémiologique durant l’été est plus incertaine", explique l’institut Pasteur qui, même dans cette hypothèse, se veut optimiste en considérant que "dans tous les scénarios explorés, ce rebond resterait plus petit que la 3ᵉ vague". 

Mais depuis l’apparition du covid-19 et surtout des variants du virus, le corps scientifique et médical peine à anticiper l’évolution des courbes et les risques de reprise épidémique. C’est ce qu’a pu expliquer le Pr Christian Rabaud, infectiologue au CHU de Nancy, ce dimanche 23 mai sur LCI : "La Covid nous a appris une chose, c’est que nos capacités de prévoir sont limitées. On peut toujours craindre l’apparition d’un nouveau variant qui serait très transmissible (…) et ne serait pas sensible au vaccin."

14,5% de Français totalement vaccinés à ce jour

Selon le médecin, l’espoir est toutefois possible vu le contexte : "Pour l’instant, on a des variants qui circulent, mais on a des vaccins qui marchent, et pour la première fois, on a l’impression qu’on dispose d’une capacité de prendre la main et que ce soit la vaccination qui prenne le dessus". Car la campagne de vaccination, qui a déjà concerné 22,9 millions de Français pour au moins une dose, est la clé pour sortir de cette épidémie sans fin. Aujourd’hui ouverte aux 50 ans et plus, la vaccination doit concerner l’ensemble de la population adulte dès le 31 mai, deux semaines avant la date fixée au départ. 

Compte tenu du nombre de stocks dont disposent les centres et de l’engouement suscité chez les plus jeunes, le gouvernement espère accélérer le rythme et se rapprocher d’un semblant d’immunité collective. Lequel est encore loin : si aujourd’hui 15.6% des Français ont reçu toutes les doses requises, il faudrait atteindre les 80 ou 90% de la population pour parvenir à une immunité de groupe, selon le Conseil scientifique et l’institut Pasteur. Ces chiffres ont été relevés face aux variants, plus transmissibles et potentiellement plus résistants au vaccin. 

Dans tous ces scénarios mis à jour, Pasteur explique faire "l’hypothèse que le rythme actuel de vaccination pourra être maintenu voire augmenté dans les semaines et mois qui viennent". Et donc que "les projections seront dégradées si nous ne réussissons pas à atteindre ces objectifs, par exemple du fait de l’hésitation vaccinale ou du sentiment erroné que la vaccination n’est plus nécessaire, car la situation épidémiologique s’améliore."

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Aujourd’hui en France, on dénombre en moyenne 11.400 nouveaux malades chaque jour, en baisse de 19% par rapport à la semaine précédente, selon les modélisations de CovidTracker. Cette décrue significative touche également l’hôpital puisque le nombre de patients est passé samedi soir sous la barre des 20.000, ce qui n’était pas arrivé depuis la fin octobre. 19.765 malades du Covid sont actuellement hospitalisés, dont 3544 sont admis en soins intensifs. Face à cette embellie, il convient pourtant de rester prudent dans les mois à venir et notamment à la rentrée, estime l'institut Pasteur : "L’automne et l’hiver sont plus propices à la transmission de SARS-CoV-2 que l’été. Le fait que le virus circule peu durant l’été n’écarte donc pas le risque de reprise cet automne".

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