Covid-19 : l'opposition vent debout face au nouveau tour de vis en France

Covid-19 : l'opposition vent debout face au nouveau tour de vis en France

RÉACTIONS - À partir de vendredi soir minuit, les habitants de 16 départements vont être confinés sept jours sur sept pour au moins quatre semaines. La mesure, qui concerne 21 millions de Français, fait réagir l'opposition.

16 départements qui vont connaître de nouvelles "mesures de freinage massif" mais moins strictes que le premier confinement national d'il y a tout juste un an : les huit départements d'Ile-de-France, les cinq départements des Hauts-de-France ainsi que la Seine-Maritime et l'Eure, et dans le sud les Alpes-Maritimes. Soit 21 millions d'habitants, dont les 12 millions de la région parisienne, de loin la plus densément peuplée et le poumon économique du pays. De quoi susciter de vives réactions politiques.

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La France retrouve le confinement

Valérie Pécresse, présidente (Libres) de la région Ile-de-France, a annoncé "prendre acte des décisions de reconfinement" mais regrette qu'elles soient "très dures à vivre pour les Franciliens". Et demande "un rattrapage vaccinal immédiat" en Ile-de-France, région qu'elle estime lésée dans le cadre de la campagne de vaccination. 

Dans les Hauts-de-France, autre région concernée par les nouvelles mesures, le vice-président de région, Christophe Coulon, a, lui, estimé que le gouvernement n'avait pas "écouté" les élus locaux avant de prendre de nouvelles mesures de confinement qui s'appliquent "de manière indifférenciée" sur le territoire de cette région. 

"La consultation des élus locaux n'a eu lieu que mollement, et en réalité ils n'ont pas été écoutés", a affirmé à l'AFP M. Coulon, bras droit de Xavier Bertrand (ex-LR), après l'intervention du Premier ministre Jean Castex. Selon lui, "il fallait être dans la maille fine du territoire, pour différencier les situations et faire le moins de dégâts possibles".

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Autre région partiellement soumise à ce reconfinement, Provence-Alpes-Côte d'Azur. Christian Estrosi, maire LR de Nice, a déclaré à Nice-Matin être "certain que le confinement un mois ne suffirait pas". "Nous avons été les premiers à être victimes du variant anglais et à en mesurer les conséquences", a-t-il déclaré. "Il est inéluctable de prendre des mesures (...) sinon on courait le risque que tout le système hospitalier français soit saturé".

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Christian Estrosi veut abréger le confinement

 Le président de région, Renaud Muselier, a quant à lui partagé son mécontentement sur Twitter. 

De son côté, Marine Le Pen (Rassemblement national) fustige sur les "échecs répétés" du gouvernement. "Vaccination lente et incohérente, politique de tests déficiente, hôpital public affaibli"

Enfin, à gauche, les réactions politiques se font très virulentes. Martine Aubry, maire PS de Lille a déclaré à l'AFP "qu'il fallait prendre ces mesures" mais qu'elle aurait néanmoins préféré des restrictions survenant plus tôt, "autour des vacances scolaires, pendant quatre semaines". Pour la socialiste, "le gouvernement a préféré attendre. Je ne sais pas s'il a eu raison ou pas, en tout cas, je crois qu'aujourd'hui ces mesures étaient nécessaires".

Julien Bayou, secrétaire nationale d'EELV se dit "révolté" : "je ne me résous pas à me dire que je reverrai ou non ma grand-tante toujours pas vaccinée à la faveur d'un pari réussi de Jupiter. On ne parie pas sur la vie des gens"

Autre mécontent, Jean-Luc Mélenchon. "Ils n'ont donc rien prévu, rien organisé. Retour au Moyen-Age : le confinement. Puis déconfinement. Puis reconfinement. La vis sans fin". 

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