Obligation vaccinale des soignants : 15 jours après l'entrée en vigueur, où en est-on ?

Obligation vaccinale des soignants : 15 jours après l'entrée en vigueur, où en est-on ?

ÉTAT DES LIEUX - Deux semaines après l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les professionnels de santé, les chiffres, bien que pas encore consolidés, continuent d'évoluer dans le bon sens, selon les dernières données du ministère de la Santé.

Au lendemain de l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale des soignants, de premières estimations avaient été l'occasion de le souligner : les chiffres des personnels ayant décidé de s'y soumettre sont appelés à évoluer. Ce mardi 28 septembre, les dernières données communiquées par le ministère de la Santé sont là pour le confirmer. 

Ainsi, au 26 septembre, 93,6% des professionnels exerçant dans les établissements de santé étaient vaccinés, contre 92,1% une semaine plus tôt. Ce taux monte même à  95,7% pour les établissements médico-sociaux (contre 94,7% la semaine dernière) tandis qu'il reste stable à 94,2% pour les libéraux.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Si ces dernières estimations témoignent d'un revirement chez certains salariés qui ont finalement choisi se faire vacciner depuis le 15 septembre, le nombre de suspensions prononcées est encore susceptible, lui, d'évoluer légèrement à la hausse, en fonction des retours de personnels actuellement en congés ou en arrêt maladie et qui pourraient à leur tour être suspendus.

500 suspensions à l'AP-HP

C'est d'ailleurs en ce sens qu'ont évolué, ces derniers jours, les chiffres concernant les personnels des Hôpitaux de Paris (AP-HP). Sur les 100.000 professionnels de santé, 500 ont ainsi été suspendus soit 0.5% de l’effectif, nous indique-t-on ce mardi. 

Si cela reste faible, c'est toutefois plus que le premier bilan qui avait été communiqué au lendemain de l'entrée en vigueur de la mesure. "L’AP-HP se réjouit de pouvoir estimer atteindre 99% de satisfaction de l’obligation vaccinale parmi ses 100.000 agents", s'était félicité sur Twitter le principal groupe hospitalier français, le 16 septembre, soulignant qu'"aucune catégorie professionnelle n’est surreprésentée" parmi les 340 suspensions alors prononcées. 

"Sans conséquences sur les blocs opératoires"

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris précise ce mardi que ces 500 suspensions sont "sans conséquences sur les blocs opératoires" et que "les tensions sur les effectifs sont liées à des difficultés de recrutement antérieures à l’obligation vaccinale". Sans être en mesure de nous communiquer un nombre de suspensions, la Fédération des cliniques et hôpitaux privés de France (FHP) nous assure également que les suspensions prononcées depuis quinze jours n'ont "eu aucune répercussion" sur le fonctionnement des services.

Mais de son côté, le groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA), qui comprend dix établissements dans le Haut-Rhin, a dû déclencher le Plan blanc la semaine dernière en raison notamment du manque de soignants. Déjà touché par un manque "récurrent" d'effectifs, le groupe a en effet indiqué, le 21 septembre, avoir suspendu 169 personnels non-vaccinés, dont de nombreux soignants, sur près de 6000 salariés.

Des agences d'intérim débordées

Preuve que, même si la part des professionnels de santé non-vaccinés reste faible, cela suffit à handicaper certains hôpitaux. Au point d'ailleurs que les agences d'intérim débordent de demandes depuis la mise en place de la mesure, le directeur développement de "Vitalis Médical" ayant notamment expliqué à LCI craindre de ne plus pouvoir répondre aux besoins en cas de cinquième vague. "Nous estimons avoir entre 1200 et 1300 demandes supplémentaires depuis le 15 septembre", explique ainsi Damien Tardivon. Et de poursuivre : "Notre réseau comporte une trentaine d'agences qui ont chacune, sur les derniers jours, entre 30 et 50 demandes supplémentaires par rapport à ce dont nous avions d'habitude."

Au niveau national, "les suspensions effectives représentent moins de 1% des personnels (0,9%)", indiquait de son côté la Direction générale de l'offre de soins le 23 septembre au Parisien, qui évaluait, de fait, à date, le nombre de personnes soumises à l'obligation vaccinales suspendues, qu'elles soient soignantes ou personnels supports, à 20.000. 

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Pour rappel, l'obligation vaccinale contre le Covid-19, entrée en vigueur le 15 septembre dernier, concerne 2,7 millions de professionnels : hôpitaux, maisons de retraite, soignants libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers. Les contrevenants, qui ne justifient pas d'une première injection, d'une contre-indication vaccinale ou d'une contamination récente, "ne peuvent plus exercer leur activité", selon la loi du 5 août.

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