Vaccin, masques, variant anglais... Que faut-il retenir de l'interview d'Olivier Véran au 20h de TF1 ?

L'interview d'Olivier Véran au 20h de TF1

CRISE SANITAIRE - Ce jeudi 21 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé sur TF1 quelques précisions sur les mesures en vigueur pour lutter contre l'épidémie en France. Fin des masques artisanaux, vaccination, réouverture des bars... On fait le point.

Ce mercredi 21 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point sur la situation sanitaire du pays au 20h de TF1 alors que le menace d'un reconfinement se fait de plus en plus pressant. Il s'est notamment exprimé sur la vitesse de propagation du virus britannique au Royaume-Uni, une situation que le gouvernement regarde avec inquiétude. "C'est une course contre la montre", a déclaré Olivier Véran. 

Alors faut-il prendre des mesures plus restrictives ? Concernant un possible confinement, le ministre a pour l'instant rejeté cette hypothèse en déclarant qu'il fallait donner au couvre-feu "sa chance de fonctionner". Mais si la situation venait à évoluer - avec une pente épidémique à l'anglaise - "on pourrait être amené à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement". Le ministre a précisé que s'il y avait un confinement, les écoles ne fermeraient pas. 

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Si la propagation du variant britannique préoccupe l'éxécutif, le ministre a réaffirmé l'utilité des vaccins contre le Covid-19 sur cette nouvelle mutation. "La vaccination garde son intérêt quelle que soit la situation. On sait que le vaccin est efficace sur le variant anglais",  a-t-il déclaré.

Il y a quelques semaines les Français figuraient parmi les plus sceptiques à la vaccination, aujourd'hui, le ministre s'est réjoui de voir la donne changer. "Sur plus de 200 000 personnes âgées en Ehpad vaccinées, nous avons un taux d'adhésion supérieur à 80%", a-t-il affirmé.

Il a aussi ajouté que la totalité des Français seraient vaccinés d'ici fin août si "tous les vaccins sont validés par les autorités sanitaires et mondiales", précise Olivier Véran. Le ministre a dit s'attendre à ce que "probablement 1,3 à 1,4 million" de personnes soient vaccinées fin janvier, soit plus que le million annoncé. Ensuite, le nombre de personnes vaccinées monterait à "4 millions fin février, 9 millions au mois de mars, 20 millions à la fin d'avril, 30 millions à la fin mai, 43 millions à la fin du mois de juin, 57 millions à la fin du moins de juillet et 70 millions, c'est-à-dire la totalité de la population française, d'ici à la fin août", a-t-il énuméré.

La fin des masques en tissu artisanaux

Concernant les masques, le ministre de la Santé a été plus ferme. Il a déclaré qu'il ne fallait plus utiliser les masques artisanaux fabriqués "en suivant des tutoriels". Cependant, il a affirmé que les "90 à 95%" des masques grand public restent largement suffisants pour filtrer les particules. Alors que l'Autriche et la Bavière ont rendu obligatoire le port du masque FFP2 dans les transports et les commerces, le ministre de la Santé estime que cette mesure n'est pas utile en France. 

Afin d'accompagner les foyers les plus démunis sur la question des masques, le ministre de la Santé a annoncé l'envoi de 45 millions de masques grand public à plus de 7 millions de Français. "Le troisième envoi du genre", a-t-il souligné. Sur la proposition d'une distanciation sociale de deux mètres, contre un mètre actuellement, Olivier Véran a déclaré que cette question a été soulevée pour voir s'il fallait revoir le protocole. 

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Sur la question de l'ouverture des bars et des restaurants, très inquiets pour leur situation, le Premier ministre est resté évasif rappelant que lors de la première vague de l'épidémie, ils avaient été les derniers à ouvrir. "Quand on enlève son masque et qu'on partage un repas, alors il y a un risque de contamination", a-t-il déclaré. Il a estimé que l'ouverture de ces lieux dépendra "de la dynamique épidémique". 

Pour ce qu'il s'agit des remontées mécaniques, Olivier Véran n'a pas donné davantage de précisions. Il a confirmé qu'elles n'ouvriront pas le 1er février et qu'elles avaient "très peu de chance" d'ouvrir au public dans le courant du mois. Alors quand pourront-elles accueillir de nouveau pour les touristes ? Si le couvre-feu est efficace, alors "tous les champs deviennent possibles", selon le ministre.

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