Covid-19 : la vaccination ne suffira pas pour éviter un bond des hospitalisations, estime l'Institut Pasteur

Covid-19 : la vaccination ne suffira pas pour éviter un bond des hospitalisations, estime l'Institut Pasteur

VARIANTS - Les vaccins ne nous sauveront pas à eux seuls du Covid-19. Selon une étude de l'Institut Pasteur publiée ce mercredi, la progression de la campagne de vaccination ne permettra pas d'éviter un bond des hospitalisations à un niveau supérieur au pic de la première vague.

Présentée un temps comme la solution miracle à l'éradication du Covid-19, la vaccination n'est maintenant plus qu'un outil comme un autre. Selon une étude de l'Institut Pasteur publiée ce mercredi, la progression de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France ne permettra pas, sans restrictions supplémentaires, d'éviter un bond des hospitalisations à un niveau supérieur au pic de la première vague. En cause : la progression du variant dit "britannique". Selon les auteurs de l'étude, il devrait représenter la majorité (56%) des nouveaux cas dès le 1er mars et la quasi-totalité (91%) un mois plus tard, selon les modélisations des chercheurs.

Toute l'info sur

La France face à une 3ème vague d'ampleur

Écraser la dynamique épidémique le plus longtemps possible pour donner sa chance à la vaccination

Si l'Institut s'attend "à avoir 28% d'hospitalisations en moins au 1er avril, et 46% au 1er mai" par rapport à un scénario où on n'aurait pas de vaccin disponible, dans l'hypothèse où 100.000 doses de vaccins par jour seraient distribuées jusqu'en avril, puis 200.000 par la suite, la situation restera selon lui "compliquée sans réduction supplémentaire des taux de transmission".

Pour éviter cette situation, "on a des approches qui marchent bien contre le virus historique, mais qui risquent d'être insuffisantes contre le variant britannique", estime Simon Cauchemez, responsable des modélisations mathématiques des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur. Il évoque notamment le couvre-feu, instauré à 20h en décembre avant d'être avancé à 18h en janvier. Alors que le gouvernement a annoncé un confinement localisé le week-end dans les Alpes-Maritimes et à Dunkerque, l'équipe de chercheurs ne se prononce pas sur l'efficacité de telle ou telle mesure. Elle constate cependant qu'"atteindre des réductions importantes du taux de transmission permettrait d'écraser la dynamique de l'épidémie et d'avoir un redémarrage plus tard, à un moment où plus de monde sera vacciné", souligne le membre de l'Institut. 

Lire aussi

Environ 17% de la population adulte a déjà été infectée par le Covid-19

Fait malgré tout encourageant, une autre étude de l'Institut Pasteur indique qu'environ 17% de la population adulte a désormais été infectée par le virus Sars-CoV-2 et donc "pourrait avoir acquis une immunité (au moins partielle et de court terme)". Ce taux varie fortement selon les régions, de quelque 5% en Bretagne à 30% en Ile-de-France. Proche de 25% chez les 20-39 ans, il décroît ensuite avec l'âge, jusqu'à environ 11% chez les plus de 70 ans. À la sortie du premier confinement, en mai, l'organisme de recherche estimait "que cette proportion devait se situer aux environs de 5% au niveau national, avec des variations importantes entre région (de l’ordre de 10% en Île-de-France et dans le Grand Est)".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

42 jours au lieu de 28 entre deux doses de Pfizer et de Moderna : sur quoi se base Olivier Véran ?

Le vaccin Johnson & Johnson arrive ce lundi en France : ce qu'il faut savoir

Éruption de la Soufrière à Saint-Vincent : des milliers d'évacuations dans la panique

EN DIRECT - Le pic de la 3e vague atteint ? "Nous devons encore tenir", prévient Véran

Dîners clandestins : Brice Hortefeux plaide la bonne foi, Alain Duhamel se dit "piégé"

Lire et commenter