Variant britannique : une progression en France "pas aussi importante" que dans d'autres pays européens

Variant britannique : une progression en France "pas aussi importante" que dans d'autres pays européens

CONTAGIOSITÉ - Parmi les indicateurs scrutés de près ces dernières semaines en France figure le nombre de personnes contaminées par le variant britannique du coronavirus. Ce chiffre pourrait évoluer moins vite que ce qui était craint.

Certes, il appelle à la prudence face à des "données extrêmement préliminaires" et "difficiles à commenter". Mais selon les premiers résultats de la seconde enquête flash sur les variants, la diffusion du virus britannique en France pourrait être relativement lente, constatait sur LCI ce dimanche soir Bruno Lina, professeur de virologie au CHU de Lyon et responsable de cette cartographie.

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La première étude menée avait permis de constater qu'"au début du mois de janvier, il y avait, en France, à peu près 3,3% des personnes qui […] présentaient une PCR positive qui étaient infectées par le variant britannique", a-t-il rappelé. Quelques semaines plus tard, la question est donc de savoir à quelle vitesse celui-ci, et son cousin sud-africain, se propagent. 

"Une montée très rapide peu vraisemblable"

"Les premières données que l’on a, qui ont été communiquées par le ministère de la Santé, disent qu’il y a une progression mais que cette progression n'est pas aussi importante que ce qu’on a pu observer dans d’autres pays européens, comme notamment l’Irlande et le Portugal", constate ainsi Bruno Lina, pour qui "l’hypothèse d’une montée très rapide est peu vraisemblable".

Si les chiffres consolidés sont attendus pour lundi soir, ces propos rejoignent le discours tenus par le ministre de la Santé dans le Journal du Dimanche. Olivier Véran estimait alors que la circulation du variant britannique "s'intensifie – de 50 % chaque semaine – mais de manière moins intense qu'à l'étranger où des hausses de 70 à 100 % ont été relevées". 

"Décaler le problème"

Combiné avec une stagnation de l'incidence, ce facteur viendrait conforter la décision du gouvernement de ne pas lancer un troisième confinement du pays. Les indicateurs de prise en charge des malades du Covid-19 restent pourtant élevé. Ce week-end, plus de 27.000 personnes étaient toujours hospitalisées, dont 3.100 en réanimation. Dimanche soir, près de 20.000 nouvelles contaminations ont été recensées en 24h. 

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"Malgré le fait que l’on voie que l’introduction de ce virus [britannique, NDLR] est peut-être un petit peu plus lente, ça ne fait que décaler dans le temps le problème, nuance donc le professeur Bruno Lina. De toute façon, ces virus vont devenir majoritaires en France à un moment donné."

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