Covid-19 : que sait-on de l'"AY4.2", sous-variant du Delta et potentiellement plus contagieux ?

Covid-19 : que sait-on de l'"AY4.2", sous-variant du Delta et potentiellement plus contagieux ?

VIRUS - Ce "variant en cours d'investigation" par les autorités britanniques se propage actuellement au Royaume-Uni et provoque l'inquiétude, dans un contexte d'envolée des cas de Covid-19 dans le pays. Mais que sait-on de ce nouveau variant ?

Identifié en juillet au Royaume-Uni, il est désormais présent dans 27 pays. Ce sous-variant du très contagieux Delta, apparu initialement en Inde et qui avait provoqué une reprise de l'épidémie en fin de printemps et début d'été, est intitulé l'"AY4.2". 

Il est désormais considéré comme un "variant en cours d’investigation", par l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni. Il grimpe donc d’un échelon dans la classification anglaise, qui range les variants en fonction de leur dangerosité.

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Plus transmissible, mais pas forcément plus dangereux

Ce variant Delta a été identifié dès le mois de juillet au Royaume-Uni. Aujourd'hui, 14.000 Britanniques l'auraient contracté, ce qui représentait la semaine dernière 6% des cas dans le pays. En tout, des cas ont été repérés dans 27 pays, dont le Danemark, les États-Unis ou encore la France, où 14 personnes auraient été positives au Covid avec ce sous-variant. 

"On commence à avoir des données qui disent que oui, il semblerait qu'il soit plus transmissible", constate l'épidémiologiste et biostatisticien Jonathan Roux, sur le plateau de LCI (vidéo de tête). En effet, selon l'agence de santé publique britannique, "des éléments préliminaires semblent prouver qu'il présente un taux de transmission plus élevé par rapport au Delta"

Cependant, les recherches sont toujours en cours pour déterminer "si c'est lié à un changement dans le comportement du virus ou aux conditions épidémiologiques", alors que le Royaume-Uni subit l'un des pires niveaux de contamination au monde. Pour certains scientifiques cependant, cette vague serait surtout liée à l'absence de restrictions, à la baisse d'immunité des plus fragiles, vaccinés très tôt au Royaume-Uni et à la faible vaccination des adolescents.

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Si les recherches confirment que le taux de transmission de ce variant est plus élevé, il pourrait devenir prédominant. Il remplacerait alors le variant Delta qui a jusque-là éclipsé les précédentes souches du Sars-CoV-2. Cela ne veut pas dire pour autant qu'une cinquième vague est assurée. 

En effet, pour la UK Health Security Agency, le variant AY4.2 "ne semble pas causer de version plus grave de la maladie ou rendre les vaccins actuellement distribués moins efficaces". Pour l'épidémiologiste Martin Blachier, ce variant pourrait par contre poser surtout problème aux personnes qui ne sont pas encore vaccinées. "À partir du moment où vous avez un variant qui va plus vite, en fait il va plus vite chez les personnes non vaccinées", a-t-il ainsi affirmé.

Pour le moment en tout cas, le Royaume-Uni ne l'a pas encore classé comme "variant préoccupant". Il reste cependant surveillé de très près par les scientifiques, comme l'affirme Santé publique France. "Aucun autre variant ne semble prendre de l’ampleur dans le contexte actuel, mais il est impossible de déterminer si cette situation va se maintenir durablement", prévient ainsi l'agence de santé. 

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