Covid-19 : "Il faut éviter au maximum de partager le repas de Noël avec les grands-parents"

Covid-19 : "Il faut éviter au maximum de partager le repas de Noël avec les grands-parents"

VIGILANCE - Sans écarter la possibilité de passer les fêtes de Noël avec les plus âgés, le président de la commission médicale d'établissement AP-HP Rémy Salomon appelle les Français à faire des compromis pour protéger ces derniers.

"Le moment du repas est le plus risqué". Soulignant le risque accru de contamination au moment de manger, en l'absence inévitable de masque, le président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), Rémi Salomon, a appelé les Français à la vigilance ce mardi à un mois des fêtes de Noël. Sans écarter la possibilité de partager cette tradition avec les plus âgés, il encourage à faire des compromis pour les protéger.

"Papy et mamie sont fragiles, ils sont âgés, ils ont plus de risque d'être plus sévèrement atteints, d'aller en réanimation et donc de ne pas en ressortir, donc si on va leur rendre visite, ce qui est naturel, c'est l'esprit même des fêtes de fin d'année (...) je pense qu'il faut partager des bons moments mais éviter au maximum de partager le repas", a-t-il recommandé.

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Les dernières infos sur l'épidémieA quel stade en est l'épidémie, département par département ?

Pour illustrer son propos, il appelle les familles à se projeter : "imaginez, on partage le repas, on fait la fête, tout le monde heureux et quinze jours après grand-père se retrouve en réanimation". Rappelant que son "rôle est d'alerter les gens", il estime que le "risque est réel". Et de conclure : "on va faire en sorte que tout le monde comprenne les enjeux et qu'on soit juste prudents, c'est pas un Noël tout à fait comme d'habitude (...) on protège les plus anciens, les plus fragiles."

Faut-il en conclure qu'un Noël déconfiné, et "comme d'habitude", c'est la troisième vague assurée ? "Ce que je sais c'est qu'il y a un vrai risque d'une troisième vague si on ne prend pas des mesures et des précautions, je n'irai pas sur des affirmations mais juste une mise en garde", a-t-il insisté.

Dès qu'"il y a plus de contacts, il y a de la circulation"

Un peu plus tôt, sur France Info, le Pr Rémi Salomon s'était montré un peu moins conciliant sur la question : "mais on ne mange pas avec eux, même à Noël, et même si on a pris toutes les précautions avant. On coupe la bûche en deux, papy et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger. "

Il a souhaité revenir sur cette formule sur l'antenne de LCI. "Cette phrase a dû choquer et je peux le comprendre", concède-t-il. Et de s'en expliquer : "Ce que j'ai voulu dire c'est que le virus circule encore beaucoup, il y avait 22.000 nouveaux cas hier et donc dans un mois on verra, il faudra suivre les indicateurs mais vraisemblablement il y a encore une circulation du virus non négligeable (...) dans les écoles, les collèges, les lycées, le virus continuera à circuler et maintenant dans les commerces". 

Revenant sur le contexte particulier des fêtes de fin d'années, propices aux retrouvailles intergénérationnelles, et aux repas prolongés, il a réitéré sa mise en garde. "Bien entendu on va prendre des gestes barrières pour limiter au maximum mais quoi qu'on fasse à partir du moment ou il y a plus de contacts entre les gens il y a de la circulation".

Lire aussi

Emmanuel Macron doit s'exprimer à 20h ce mardi pour dévoiler les grandes lignes de l'assouplissement du confinement et préciser ce qui se profile sur le déroulement des fêtes de Noël.

Sur le même sujet

Lire et commenter