Un premier cas de réinfection grave par le variant sud-africain observé en France

Une infirmière surveillant les écrans dans l'unité de réanimation covid-19 de l'hôpital Purpan à Toulouse.

INQUIÉTUDE - Dans une étude parue mercredi, des chercheurs français ont décrit un premier cas grave de réinfection au coronavirus par le variant sud-africain.

Une première qui inquiète. Pour la première fois, des scientifiques ont décrit un cas de réinfection grave par le variant sud-africain du coronavirus. Dans une étude publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases ce mercredi et relayée par les Hôpitaux de Paris (AP-HP), les chercheurs français expliquent : "Ce cas illustre le fait que le variant (sud-africain) peut être responsable d'une réinfection grave après une première infection légère" avec le coronavirus classique. "C'est, à notre connaissance, la première description d'une réinfection avec le variant sud-africain causant un Covid-19 sévère, quatre mois après une première infection modérée", ajoutent-ils.

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Le cas décrit par les chercheurs français est celui d'un patient de 58 ans. En septembre 2020, cet homme avec des antécédents d'asthme souffre de fièvre et éprouve des difficultés modérées à respirer. Une infection au coronavirus est alors diagnostiquée avec un test PCR. En quelques jours, les symptômes disparaissent et l'homme est testé négatif à deux reprises en décembre. 

Une détresse respiratoire aigüe lors de la deuxième infection

Quelques mois seulement après cette première infection, le quinquagénaire est réadmis aux urgences de l'hôpital Louis-Mourier (AP-HP) de Colombes, près de Paris, pour des difficultés respiratoires et de la fièvre. Le résultat du test PCR se révèle de nouveau positif. Au moyen d'un séquençage génétique, les médecins découvrent la présence de mutations caractéristiques du variant sud-africain. Sept jours plus tard, le patient développe un syndrome de détresse respiratoire aigüe qui nécessite qu'il soit intubé et placé sous respirateur artificiel. Lors de la soumission à publication de l'étude, le patient se trouvait toujours dans un état critique. 

Si elle n'a pas pu faire l'objet d'un séquençage, la première infection est survenue "un mois avant la première description du variant en Afrique du Sud, et trois mois avant son premier signalement en France". Cela "écarte la possibilité" que la seconde infection ne soit qu'un réveil de la première. 

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Cette étude va donner de nouveaux maux de tête aux scientifiques pour lesquels l'immunité contre le coronavirus demeure encore, à bien des égards, un mystère. Des cas de réinfection par des variants, britannique, sud-africain ou brésilien, ont déjà été documentés dans la littérature scientifique, mais le plus souvent, le deuxième épisode est moins sévère que le premier.

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