"Mieux vaut être masqués que confinés" : 69 communes de Mayenne imposent le masque dans la rue

"Mieux vaut être masqués que confinés" : 69 communes de Mayenne imposent le masque dans la rue
Santé

COVID-19 - Le masque est obligatoire dès ce lundi 3 août dans les lieux publics de 69 communes de la Mayenne, département où les indicateurs "confirment la circulation active du virus". Reportage.

La pandémie de coronavirus sera "probablement très longue", a prévenu, dans une nouvelle alerte donnée le samedi 1er août, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), alors que plus de 18 millions de personnes ont été contaminées dans le monde. La preuve en France, où de plus en plus de villes imposent le port du masque même en extérieur. Dans le département de la Mayenne, où la situation est la plus critique du pays, 69 communes seront concernées, dès ce lundi 3 août.

Depuis deux semaines, les indicateurs du département de la Mayenne confirment la circulation active du virus.- La préfecture de Mayenne

Dans le détail, il s'agit notamment des "communes de Laval Agglomération, de la communauté de communes du Pays de Château-Gontier, de la communauté de communes de l’Ernée ainsi que des communes de Mayenne, Evron, Craon et Renazé, secteurs plus particulièrement affectés par le virus", a indiqué la préfecture par voie de communiqué, précisant que le port du masque sera imposé "dans tous les lieux publics (voie publique, espaces publics de plein air) à l’intérieur du périmètre délimité par les panneaux d’entrée et de sortie des villes concernées"

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"Depuis deux semaines, les indicateurs du département de la Mayenne confirment la circulation active du virus. La crise sanitaire dure et menace de s'aggraver si des mesures strictes ne s'imposent pas. La mise en place d’un reconfinement serait dommageable, tant pour le bien-être collectif que pour l'activité économique", ajoute le préfet, Jean-François Treffel, pour qui "si tous les Mayennais se mobilisent et respectent les consignes, les indicateurs sanitaires évolueront dans le bon sens".

70% de la population mayennaise concernées

Pour l'heure, la situation demeure critique dans le département. Plusieurs nouveaux foyers de Covid-19 y ont été identifiés cette semaine, touchant principalement des entreprises et des personnes vulnérables ou précaires dans des structures sociales ou médico-sociales. Jusqu'alors, seuls les centre-villes de Laval, Mayenne, Evron et Château-Gontier étaient concernés, ainsi que certains marchés. Un nouvel arrêté préfectoral pris samedi 1er août changer la donne : ce sont désormais 30% des communes et 70% de la population mayennaise qui sont concernées.

Le seuil d'alerte, c'est 50 personnes positives. Il faut savoir qu'en Mayenne, on est au-dessus de 100 depuis trois semaines.- Luc Duquesnel, médecin référent de l'ARS

TF1 s'est d'ailleurs rendu dimanche 2 août au Bourgneuf-la-Forêt (1.778 habitants), l'une des communes visées par l'arrêté, suivant le maire (SE) dans son porte-à-porte pour annoncer la nouvelle aux administrés. "Ce (dimanche) matin, par exemple, j'ai averti les commerçants qui étaient ouverts. Je dois aussi en parler aux différentes associations, ainsi qu'aux personnes qui sortent un petit peu moins que d'autres", nous explique l'édile.

Les habitants compréhensifs

"Le seuil d'alerte, c'est cinquante personnes positives. Il faut savoir qu'en Mayenne, on est au-dessus de 100 depuis trois semaines. Cette semaine, on en était à 126 mardi, 112 encore avant-hier (vendredi 31 juillet). Voilà, ça veut dire qu'aujourd'hui, très clairement, le virus va plus vite que nous", précise, de son côté, le docteur Luc Duquesnel, médecin référent de l'Agence régionale de santé (ARS) locale.

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Dans la commune voisine d'Ernée, également concernée par l'arrêté, les habitants, déjà masqués dans leur immense majorité, y compris en extérieur, se montrent compréhensifs vis-à-vis de cette mesure, au micro de TF1. "Mieux vaut être masqués que confinés", formule l'un. Tandis que la plus sévère d'entre eux assène : "Ça aurait dû être obligatoire depuis longtemps." L'ARS se donne trois semaines pour juger l'efficacité de ce nouveau dispositif.

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