Covid-19 : "Il est possible que l'on s'approche du pic de la première vague", prévient Olivier Véran

Covid-19 : "Il est possible que l'on s'approche du pic de la première vague", prévient Olivier Véran

CRISE SANITAIRE - Invité du 13H de TF1, le ministre de la Santé rappelle que "5400 malades sont actuellement en réanimation" pour une infection Covid-19, et affirme que "quoi qu'il advienne, ce nombre va continuer d'augmenter dans les trois prochaines semaines".

La situation dans les hôpitaux du pays ne va pas s'améliorer tout de suite. Invité du 13H de TF1 ce lundi 5 mars, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, espère que le pic des contaminations de Covid-19 arrivera dans la semaine grâce aux nouvelles mesures. "La situation épidémique reste tendue dans le pays", rappelle-t-il. "Chaque jour, en moyenne, 40.000 Français se font diagnostiquer positifs au Covid-19. J'espère un pic le plus précoce possible, le plus tôt possible, parce que cela voudrait dire que nous aurions réussi à enrayer l'épidémie."

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Pourtant, dans plusieurs régions, le nombre de cas enregistrés chaque jour poursuit encore sa hausse. "Deux cartes se dessinent", admet Olivier Véran. "Dans l'est de la France, la tension épidémique et sanitaire sont très élevées, mais la dynamique épidémique y est désormais plus faible, puisque les mesures que nous appliquons à tout le pays y ont été appliquées plus tôt", assure-t-il. Ces derniers jours, "nous constatons les premiers frémissements", avec des indicateurs qui n'augmentent plus, ou moins vite, mais "il va falloir conforter (cette dynamique) dans les prochains jours".

Les restrictions efficaces ? "Cela commence à frémir par endroits"

En revanche, "dans l'ouest du pays, le niveau de tension est plus faible, mais la dynamique épidémique est plus forte", avertit le ministre. "Cela nous conforte dans l'idée d'avoir appliqué à tout le pays les mesures de restriction, puisque nous allons éviter à l'ouest du pays de rejoindre la situation très problématique connue à l'est."

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Toutefois, malgré ces mesures, le ministre ne s'attend pas à une baisse des hospitalisations d'ici à la fin du mois d'avril. "Il y a toujours deux à trois semaines d'écart entre le pic des contaminations et le pic des cas graves", indique Olivier Véran. Ainsi, alors que les nouvelles mesures de freinage de l'épidémie sont en vigueur sur l'ensemble du territoire métropolitain depuis le 3 avril, "dans les trois prochaines semaines, quoi qu'il advienne, le nombre de patients en réanimation va continuer d'augmenter, mécaniquement", prévient Olivier Véran.

"Nous sommes déjà à 5400 malades en réanimation. Il est possible que l'on s'approche du pic de la première vague", lorsque plus de 7000 patients avaient été admis dans ces services, prévient-il. "Si nous devions atteindre le pic (des contaminations) cette semaine, je le souhaite, je n'en ai pas encore la démonstration mais cela commence à frémir par endroits, deux à trois semaines plus tard, nous aurions alors le pic de réanimation."

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