Grippe, gastro, bronchite et autres maladies hivernales aux abonnés absentes

Grippe, gastro, bronchite et autres maladies hivernales aux abonnés absentes

MALADIES - Avec l'hiver qui approche, les autorités craignaient que ne se cumulent au Covid-19 les habituels virus hivernaux. Selon les premiers indicateurs, ceux-ci se font rares et peu virulents pour le moment.

L'hiver et ses virus font toujours l'objet d'une surveillance particulière de la part des autorités de santé, qui craignent une trop forte affluence dans les cabinets médicaux et les hôpitaux. Cette année, la vigilance est particulièrement importante, alors que le Covid-19 mobilise déjà toutes les forces sanitaires disponibles. Mais d'après Santé Publique France qui tient des bulletins épidémiologiques hebdomadaires, les premiers indices concernant la grippe, la gastro-entérite ou encore la bronchite sont plutôt rassurants, notamment en raison du respect des gestes barrières.

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L’épidémie de grippe saisonnière

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Quatre fois moins d'actes médicaux pour la grippe qu'en 2019

Début octobre, les autorités appelaient à une vaccination massive contre la grippe. Alors que la campagne a débuté le 13 octobre, près de 10 millions de vaccins ont déjà été délivrés par les officines, soit autant que sur toute la saison 2019-2020. Force de vaccinations, mais aussi du respect des gestes barrières ainsi que du confinement, le virus se fait pour le moment très discret. Selon les dernières données de Santé Publique France qui s'appuie notamment sur les chiffres communiqués par SOS Médecins, le virus de la grippe est en ce mois de novembre quatre fois moins présent que l'an dernier. La semaine dernière, la grippe représentait 39,5 actes médicaux sur 100.000 effectués par SOS Médecins, contre 146,4 en 2019.

Les gastros et les bronchites également beaucoup moins présentes

Le même cas de figure se présente pour les autres virus hivernaux. "On a une baisse significative, voire plus du tout, de gastro-entérites, de bronchiolites... Il n'y a pas non plus beaucoup d'otites. On voit très peu de gens atteints de ces pathologies hivernales qui, aux mois de novembre et décembre, remplissent les cabinets", affirme à LCI Jean-Luc Leymarie, médecin généraliste à Rueil-Malmaison.

Ainsi, les gastro-entérites étaient la semaine dernière deux fois moins virulentes qu'en 2019, avec 383 actes médicaux pour 10.000. La différence est encore plus marquée pour la bronchite, qui est trois fois moins présente que l'année dernière. Elle représentait la semaine dernière 191 interventions sur 10.000, contre 544 en 2019.

Un phénomène déjà observé cet été

Après le premier confinement, les médecins avaient déjà observé une baisse des consultations pour gastro-entérite, angine ou bronchite. Le taux de consultation de généralistes pour syndrome grippal avait notamment été divisé par deux, selon le réseau Santé publique France.  "Je n’ai pas vu un seul patient atteint de gastro depuis un mois", expliquait à l'époque à LCI Jean-Luc Leymarie. "Les seules pathologies que nous voyons actuellement sont liées aux allergies au pollen et aux graminées, hormis les problèmes de diabètes ou les problèmes cardiaques qui n’ont évidemment pas disparu. Mais les maladies infectieuses virales ont quasiment disparu des cabinets."

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