Pharmaciens, sages-femmes, infirmiers doivent pouvoir inoculer tous les vaccins, recommande la HAS

Mars sera décisif pour la campagne vaccinale. Celle-ci va s'accélérer. Alors, combien de personnes seront vaccinées au cours de ce mois ? Qui pourra se faire vacciner ? Et surtout, y aura-t-il de nouveaux vaccins ?

CRISE SANITAIRE - Ce mardi, la Haute autorité de santé a déclaré que tous les sérums contre le coronavirus doivent pouvoir être inoculés par les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes, en plus des médecins.

Le maître-mot ? Accélérer la campagne de vaccination. Alors que l'épidémie continue de se propager sur le territoire, la Haute autorité de santé (HAS) a jugé que les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes étaient toutes et tous en mesure d'administrer tous les vaccins contre le Covid-19. Jusqu'à présent, l'institution sanitaire estimait que seul le sérum AstraZeneca pouvait être injecté par les pharmaciens et les sages-femmes. Excluant de fait les vaccins à ARN messagers : ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna.

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Dans un avis publié le 2 mars, la Haute autorité de santé se prononce donc "en faveur de l’extension des compétences vaccinales des pharmaciens". La présidente de la HAS Dominique Le Guludec explique que cette décision a été prise parce qu'il s'agissait d'un "levier d'accélération de la campagne" de vaccination. Selon la professionnelle de santé, l'objectif est de "diversifier le profil des vaccinateurs, de multiplier les lieux de vaccination et, in fine, de simplifier cette vaccination."

En plus de cela, la HAS recommande que les pharmaciens puissent prescrire tous les vaccins contre le Covid-19, sauf aux femmes enceintes et aux personnes atteintes d'un problème sanguin (appelé trouble de l'hémostase). Par ailleurs, la Haute autorité de santé conseille que les sages-femmes puissent prescrire les sérums aux femmes, "en particulier les femmes enceintes" et dans l’entourage de celle-ci et de son enfant.

Accélérer la campagne de vaccination

La Haute autorité de santé a aussi actualisé son avis sur l'administration du sérum AstraZeneca. L'institution sanitaire a donné son feu vert pour étendre l'utilisation du vaccin fabriqué par le laboratoire britannique aux personnes âgées de plus de 65 ans présentant des comorbidités. Une information dévoilée Olivier Véran sur le plateau du JT de France 2, ce lundi. Le ministre de la Santé avait déclaré que "toutes les personnes qui ont 50 ans ou plus avec des comorbidités, des fragilités, peuvent se faire vacciner avec AstraZeneca sans limite d'âge, incluant les 65-74 ans."

Pour l'instant, les vaccinations contre le Covid-19 se déroulent essentiellement dans les hôpitaux et les centres de vaccination. Une nouvelle étape de la campagne a été atteinte jeudi dernier, avec la possibilité pour les médecins de ville et médecins du travail d'injecter le vaccin d'AstraZeneca aux personnes de 50 à 64 ans atteintes de comorbidités. "Le contexte de crise sanitaire et les difficultés d’approvisionnement en vaccins ne doivent pas engendrer d’inégalité d’accès à la vaccination", est-il précisé dans le rapport de l'HAS. Une fois formulés, les avis de la HAS doivent ensuite être approuvés par le gouvernement pour entrer en vigueur.

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En France, près de trois millions de personnes ont reçu la première injection du vaccin contre le coronavirus. Sur le territoire, la propagation du virus continue : ce lundi, le total des personnes hospitalisées a atteint 25.430, en hausse par rapport à dimanche. Lundi, où le chiffre est traditionnellement bas après le week-end, 4703 cas supplémentaires ont été enregistrés par Santé publique France. Un chiffre en hausse de 1% par rapport au lundi précédent.

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