Hôpitaux franciliens saturés : trois premiers patients évacués, d'autres transferts attendus

Hôpitaux franciliens saturés : trois premiers patients évacués, d'autres transferts attendus

URGENCE - Trois patients des services de réanimation franciliens ont été transférés ce samedi vers les hôpitaux de Nantes, Angers et Le Mans. D'autres évacuations sanitaires devraient suivre dans les prochains jours.

Désengorger pour gagner un peu de temps. S'il ne s'interdit pas de prendre des mesures plus restrictives en Île-de-France, où les hôpitaux font face à un afflux important de malades du Covid-19, le gouvernement espère toujours desserrer l'étau sur le système hospitalier de la région (plus de 1000 malades hospitalisés en réanimation). À cette fin, Olivier Véran a annoncé la planification de "dizaines, voire des centaines" d'évacuations sanitaires. 

Trois premiers patients ont été transférés ce samedi en hélicoptère des hôpitaux de Clichy, Bobigny et Paris (Georges-Pompidou) vers ceux de Nantes, Angers et Le Mans. D'autres pourraient suivre le même chemin dans les jours à venir. Un TGV médicalisé pouvant transporter 24 patients pourrait notamment quitter Paris jeudi prochain. En plus du Pays-de-la-Loire, deux nouvelles régions (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie) se tiennent prêtes à héberger des malades d'Île-de-France. 

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"Ça se joue au lit près"

La situation des hôpitaux de la région la plus peuplée du pays est particulièrement tendue. "Toutes les 12 minutes, un Francilien est admis en réanimation", a prévenu Olivier Véran jeudi lors de son point quotidien. "Ça se joue au lit près", renchérit le patron de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch. Il y a actuellement "entre 20 et 30% de déprogrammation" des activités non-urgentes pour faire de la place aux malades du Covid-19. 

Une conjoncture qui explique le recours aux évacuations sanitaires. Ces dernières n'en demeurent pas moins des manœuvres risquées qui doivent être minutieusement préparées. "C’est périlleux, dangereux", insiste Frédéric Lapostolle, médecin à l’hôpital Avicenne de Clichy, interrogé par TF1. Il estime que ces transferts mettent "en péril la vie des patients" qu'il faut donc "bien sélectionner"

Au moment du pic épidémique de mars-avril 2020, 472 patients avaient été transférés d'une région à l'autre, en avion, hélicoptère ou TGV. Les transferts massifs par voie ferroviaire avaient particulièrement marqué les esprits. Ils pourraient reprendre dès la semaine prochaine. Toutefois, un problème nouveau guette l'opération : l’état des patients en réanimation ces derniers temps semble plus grave que lors de la première vague. 

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Depuis le début de la pandémie, plus de 90.000 personnes ont succombé au coronavirus en France. La campagne de vaccination, principal motif d'espoir pour sortir de la crise, continue de monter en puissance dans le pays. Cinq millions de personnes ont désormais reçu au moins une première injection et plus de deux millions deux doses. 

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