Covid-19 : le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale ouvre la voie à la 3e dose pour tous les adultes

Covid-19 : le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale ouvre la voie à la 3e dose pour tous les adultes

CAMPAGNE VACCINALE - Dans un nouvel avis, le groupe d’experts encourage ouvre la porte à l'extension de la campagne de rappel à l’ensemble de la population adulte.

Alors que le nombre de contaminations repart à la hausse depuis plusieurs semaines dans de nombreux pays européens, la campagne de rappel continue de prendre de l’élan en France. Depuis le lancement de cette campagne le 1er septembre, plus de 5,2 millions de Français ont reçu une troisième injection. Mais pour Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, il va sans nul doute falloir accélérer le pas en élargissant les conditions d’accès à la dose de rappel à tous les adultes. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Dans un avis rendu public ce dimanche, l'instance indique que "les données de la modélisation de l’épidémie incitent à envisager la vaccination de l’ensemble de la population adulte 6 mois après la primo-vaccination afin de freiner l’épidémie et réduire le nombre de formes graves". Le Pr Alain Fischer, président du Conseil, avait déjà indiqué mercredi 17 novembre sur Europe 1, que l'ouverture de la troisième dose pour tous était "très probable"

Le rappel pour les plus de 50 ans pourrait diviser par deux le nombre d’hospitalisations

Dans ce même avis, daté du 19 novembre, le Conseil s’est également montré favorable à l’abaissement du seuil d’éligibilité à l’âge de 50 ans, ce qui a été annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution le 9 novembre. Dès le début du mois de décembre, les 50-64 ans pourront recevoir leur troisième dose. Une décision "susceptible de réduire de l’ordre de 40 à 50% le nombre d’hospitalisations et d’admissions en soins critiques", salue le COSV dans son avis. 

Cette recommandation vaut aussi pour les femmes enceintes, qui, selon l'instzance, devraient obtenir leur troisième dose "compte-tenu à la fois de la bonne tolérance au vaccin et des risques inhérents de la maladie pour ces personnes", avertissent les auteurs. 

Vendredi 19 novembre, le président Emmanuel Macron s’était déjà montré favorable à l’élargissement de la dose de rappel à tous les adultes, estimant que "c'est un peu le sens de l'histoire". Quelques heures après, la Haute autorité de Santé a préconisé une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 aux personnes âgées de 40 ans et plus. "L’élargissement du rappel aux moins de 50 ans sera étudié prochainement", avait alors annoncé Olivier Véran sur Twitter.

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Le conseil rappelle dans cet avis que selon plusieurs études récentes, il existe "une diminution avec le temps de l'efficacité de la primo-vaccination contre les infections (symptomatiques ou non) par le variant Delta, passant de 80-90% deux mois après la deuxième dose à 50% à six mois", une baisse qui se poursuit ensuite. 

L’efficacité du rappel, elle, court au moins pendant deux mois et demi après l’injection. Mais les auteurs signalent que les données manquent encore au sujet des effets indésirables du rappel chez les plus jeunes, car peu de pays ont adopté la troisième dose pour l’ensemble de sa population à ce jour. 

Le recours aux traitements anti-viraux encouragé

Le document met aussi la lumière sur les traitements anti-Covid déjà autorisés en France, comme le Ronapreve, qu’il recommande pour les personnes ne pouvant pas être protégées par la vaccination, ainsi que les traitements antiviraux par voie orale, en cours d’évaluation par les autorités de réglementation, qui devraient "rapidement être disponibles en France"

Les experts recommandent ainsi un dépistage précoce et la prescription de ces médicaments pour les personnes les plus à risque pour limiter le nombre de contaminations et de cas graves dans les mois à venir.

Invitée de LCI jeudi 18 novembre, Clarisse Lhoste, présidente de Merck France, avait indiqué que le médicament anti-viral Molnupiravir, la pilule Merck, "sera disponible dans les pharmacies en France en décembre". Le lendemain, l’Agence européenne du médicament a autorisé le comprimé anti-covid en cas d’urgence.

Au rang de ses recommandations, le groupe d’experts signale aussi l’importance de poursuivre encore la primo-vaccination, les personnes non vaccinées ayant "un risque de l’ordre de 12 fois supérieur d’hospitalisation et de séjour en soins critiques", mais aussi de veiller au maintien des gestes barrières et au recours au test "au moindre symptôme", même chez les vaccinés.

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