Covid-19 : l'inquiétude gagne la Gironde, relativement épargnée jusqu'ici

Covid-19 : l'inquiétude gagne la Gironde, relativement épargnée jusqu'ici

ANGOISSE - Depuis deux semaines, le variant anglais du Covid-19 progresse dans ce département de la Nouvelle-Aquitaine.

Ils pensaient être à l'abri des contaminations. Mais depuis plusieurs jours, les habitants de la Gironde s'inquiètent face à la progression du virus sur leur territoire. "Pour la première fois, on voit de l'inquiétude, confirme Anaïs Delobel, pharmacienne à Bassens, auprès de TF1. Avant, on se sentait très préservé, presque un peu éloigné de toutes ces régions où il y avait beaucoup d'incidence. Mais aujourd'hui, on a l'impression que c'est à notre tour."

Les médecins du département se confrontent en effet à une recrudescence des cas positifs. "C'était très calme avant, j'en voyais à peu près un par semaine, explique Alexandre Brelivet, médecin généraliste à Eysines. Et là, depuis un tout petit peu plus de quinze jours, c'est entre cinq et sept par semaine. Et j'ai pu constater qu'il y avait beaucoup plus de jeunes touchés."

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Le variant anglais responsable de 9 contaminations sur 10

En cause ? Un probable relâchement des gestes barrières, avance-t-on dans les rues. "Les beaux jours arrivent, constate un riverain. On a envie de voir les amis, de profiter de l'extérieur."

Mais le vrai responsable, c'est le variant anglais à l'origine de neuf nouvelles contaminations sur dix. Le département a vu ainsi son taux d'incidence doubler en trois semaines : il s'approche désormais du seuil critique fixé à 250 cas pour 100.000 habitants. 

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La tension hospitalière est donc scrutée à la loupe. Le nombre de patients Covid admis en réanimation dans les établissements de la région ne cesse d'augmenter. En Gironde, au 29 mars, 93 lits de réanimation étaient occupés, une vingtaine de plus qu'un mois plus tôt. "On a en effet des départements où c'est saturé, il n'y a plus de place en réanimation. Mais à l'échelle de la région, sur nos 500 lits de réanimation, on en a encore 70 de libre, termine Benoît Elleboode, directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine. Donc, on est quand même moins tendu que d'autres régions qui sont complètement saturées."

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