Covid-19 : Sanofi débute les essais cliniques pour son candidat-vaccin à ARN messager

En retard dans la production de son propre vaccin contre le Covid-19, le groupe pharmaceutique va aider à conditionner celui de son concurrent Pfizer-BioNTech.

CRISE SANITAIRE - Ce vendredi, le groupe pharmaceutique français a annoncé le lancement des premiers essais cliniques de son second projet de sérum contre le Covid-19. Un nouvel espoir pour la firme de revenir dans la course aux vaccins.

Cocorico ! La France aura-t-elle son propre antidote contre le Covid-19 ? Le laboratoire Sanofi ne lâche rien. Alors que le vaccin Johnson & Johnson est le quatrième sérum à avoir été approuvé dans l'Union européenne, le groupe pharmaceutique français revient dans la course. Ce vendredi, Sanofi a annoncé le lancement des premiers essais sur l'être humain de son second projet de vaccin contre le Covid-19, le premier étant lui toujours en phase de tests après avoir pris du retard dans son développement. "Sanofi et Translate Bio", une biotech américaine associée au français, "débutent un essai clinique 1/2 consacré à leur candidat-vaccin à ARN messager contre la Covid-19", a annoncé le groupe dans un communiqué.

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Les essais de phase 1 et 2 sont les premiers à être effectués sur l'être humain dans le cadre du développement d'un traitement. Ils visent à vérifier qu'il n'est pas dangereux et à donner de premiers éléments sur son efficacité. Reste ensuite la phase 3, réalisée sur bien plus de patients, qui permet de déterminer s'il est vraiment efficace. Dans le cas présent, Sanofi réalisera ces premiers essais sur 415 personnes, et attendra les premiers résultats pour le troisième trimestre en vue du lancement de la phase suivante. Initialement annoncé pour l’été 2021, ce vaccin devrait être prêt seulement d’ici à la fin 2021. 

Un vaccin à ARN messager

Ce vaccin suit le principe de l'ARN messager, une technologie novatrice qui est aussi à la base des vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna, déjà autorisés dans l'Union européenne et aux États-Unis. C'est le second vaccin développé par Sanofi face au coronavirus. Le premier, élaboré avec le britannique GSK, doit fonctionner différemment, sur la base d'une protéine recombinante. Mais son développement a pris plusieurs mois de retard par rapport au calendrier prévu et les essais n'en sont qu'à la phase 2.

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Lors de cette crise sanitaire, le groupe pharmaceutique avait été pointé du doigt pour sa lenteur. Irrité par les critiques à l'encontre de Sanofi, Olivier Bogillot patron de Sanofi France, avait défendu sur LCI, mercredi 10 février, les choix de la firme : "J’en ai un peu assez du ‘Sanofi bashing’. Si on devait refaire l’histoire, au mois de mars on referait exactement le même choix", avait-il fustigé. "On prend la technologie qui nous apparait comme étant celle qui a le plus de promesses".

En attendant que son sérum soit mis sur le marché, Sanofi a proposé son aide pour la mise en flacon de vaccins anti-Covid développés par d'autres groupes: Pfizer et Johnson & Johnson. En d'autres termes, la multinationale jouera les sous-traitants en se chargeant dès cet été de la formulation et du remplissage des fioles sur son site de Marcy-l'Étoile, près de Lyon.

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