Covid-19 : le mélange de vaccins est-il une bonne idée ?

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VACCIN - D'après une étude préliminaire au Royaume-Uni, les effets secondaires seraient plus intenses lorsque l'on mélange les sérums contre le Covid-19.

Que se passe-t-il lorsque l'on se vaccine avec deux vaccins anti-Covid différents ? C'est la question que pourraient se poser les moins de 55 ans qui avaient déjà reçu une première injection d'AstraZeneca avant que celui-ci ne leur soit déconseillé. En février et mars 2021, des chercheurs anglais se sont penchés sur le sujet. Ils viennent de publier leurs résultats préliminaires, ce mercredi, dans la revue The Lancet.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Des effets secondaires de courte durée

Pour leur étude, ils ont se sont appuyés sur les symptômes de 830 participants qui ont eu le choix entre quatre combinaisons : deux doses d'AstraZeneca, deux doses de Pfizer, une dose d'AstraZeneca puis du Pfizer et une dose de Pfizer puis de l'AstraZeneca.

Au bout de leur expérience, le constat des chercheurs britanniques est sans appel : ceux qui ont reçu un vaccin différent lors du rappel ont ressenti des effets secondaires plus intenses au contraire de ceux, ayant eu le même sérum lors des deux injections.

Les effets secondaires restent cependant classiques (fatigue, fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, etc) et se résorbent dans les 48 heures, rassurent les scientifiques. "Il n'y a pas eu d'hospitalisation en raison de symptômes sollicités."

533.302 personnes concernées en France

Cependant, les participants de cette étude avaient "tous plus de 50 ans", précisent les chercheurs. "Une réactogénicité pourrait être plus élevée dans les groupes d'âge plus jeune." En France, la plupart des personnes concernées par ce mélange de sérum ont moins de 55 ans, soit au total 533.302 personnes.

Selon les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), ils doivent aujourd'hui recevoir une deuxième dose de Pfizer ou de Moderna, les deux vaccins à ARN messager.

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"Quoi qu'il en soit, il est rassurant de constater que tous les symptômes de réactogénicité ont été de courte durée et que les données limitées d'hématologie et de biochimie disponibles n'étaient pas préoccupantes", concluent les scientifiques.

Le détail complet de leur étude doit être connu en juin.

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