Pass sanitaire : loin d'être infaillible ?

Pass sanitaire : loin d'être infaillible ?

FAIBLESSES - En France et à l'étranger, plusieurs exemples contaminations en série survenues lors de soirées soumises à présentation du pass sanitaire semblent corroborer certaines failles du dispositif. Voici lesquelles.

Le pass sanitaire est-il un frein à la survenue de clusters lors de soirées ? Un premier exemple français semble en tout cas laisser penser que non. À Bordeaux, 35 personnes ont en effet été testées positives au Covid-19 après avoir assisté des soirées organisées les vendredi 9, samedi 10 et mardi 13 juillet dans une boîte de nuit de la ville, a indiqué dimanche l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine dans un communiqué.

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Tandis que le contact tracing se poursuit pour identifier les chaînes de transmission, l'établissement assure, sur sa page Facebook entre autres, que le pass sanitaire était bien exigé et que des policiers sont venus s'assurer du respect des mesures. 

Pas de contrôle d'identité "du tout"

Plusieurs participants laissent pour leur part entendre que les organisateurs ont fait preuve de légèreté sur le contrôle du pass sanitaire à partir d'une certaine heure. "Après 2h du matin, ça ne vérifie plus rien !", a écrit un internaute. "On faisait la queue on venait juste de passer les premiers sas de sécurité", commente un autre auprès de LCI, vidéo d'une des trois soirées en question sous les yeux,  pour lequel il n'y a pas eu de contrôle d'identité "du tout". Et de poursuivre : "Même un mineur aurait pu rentrer et contaminer ses parents sans qu'ils le sachent."

Si le cas bordelais est le seul recensé en France pour l'heure, d'autres pays ont expérimenté de telles défaillances dans le contrôle du pass sanitaire ces dernières semaines. 

Deux exemples parlants aux Pays-Bas

C'est notamment le cas des Pays-Bas où, après une soirée dans une discothèque le 26 juin, 180 cas positifs ont été détectés sur les 600 personnes présentes. Encore plus récemment, début juillet, ce sont 1000 cas positifs qui ont été recensés parmi les 20.000 participants à un festival à Utrecht, là encore malgré l'impératif de pass sanitaire.

Ces deux exemples néerlandais, à l'instar du français, témoignent d'au moins deux faiblesses inhérentes à l'outil dans sa forme actuelle. Premièrement, les QR code, qui peuvent être falsifiés, ne sont pas systématiquement contrôles comme ils devraient l'être. D'autre part, l'exigence d'un test PCR négatif de moins de 48 heures n'exclut pas l'éventualité  d'être contaminée pendant ce laps de temps tout comme le faire que le test peut être faussé du fait de la période d'incubation.

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En conséquence, les Pays-Bas ont décidé le 9 juillet dernier de refermer les discothèques, pass sanitaire ou pas. Si cela n'est pas d'actualité en France, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a écrit dimanche aux préfets pour leur demander de la fermeté dans l'application des nouvelles mesures anti-Covid, en réclamant notamment des fermetures administratives pour les boîtes de nuit ne respectant pas le contrôle du pass sanitaire.

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