Le pic épidémique atteint "d'ici 7 à 10 jours" : à quoi faut-il s'attendre ?

Le pic épidémique atteint "d'ici 7 à 10 jours" : à quoi faut-il s'attendre ?

PRÉVISIONS - Le pic de l'épidémie pourrait être atteint en France dans sept à dix jours, a détaillé ce jeudi Olivier Véran. En réanimation, il arriverait deux semaines plus tard, soit fin avril.

Olivier Véran l'assure : "On pourrait avoir atteint le pic épidémique d'ici sept à dix jours environ." Invité ce jeudi sur France Inter, le ministre de la Santé a esquissé le calendrier du mois d'avril, au lendemain des nouvelles restrictions annoncées par Emmanuel Macron.

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"La ligne est d'enrayer la vague épidémique qui monte et qui est forte pour retrouver davantage de liberté de l'autre côté de cette vague et vivre un printemps plus serein", a déclaré le ministre de la Santé. Et de préciser : "Je crois que les mesures annoncées vont permettre d'avoir un impact fort sur la dynamique épidémique. Il faut entre sept et dix jours pour mesurer l'efficacité des mesures et, ensuite, il faut attendre deux semaines pour atteindre le pic de réanimation, ce qui devrait être fin avril."

Interrogé par LCI, Pierrick Tranouez, spécialiste en modélisation, estime "crédible" un pic épidémique d'ici sept à dix jours "si les mesures de freinage renforcées depuis deux semaines dans 16 puis 19 départements portent leurs fruits". Sinon, les restrictions annoncées par le président de la République pourraient commencer à se faire ressentir sur les contaminations "autour du lundi 12 avril", avec un pic épidémique qu'il prévoit plutôt "vers le 18".

"C'est du temps gagné, pas du temps perdu"

Mercredi, le nombre de personnes en soins critiques s'élevait à 5053 contre 5072 mardi. Lundi, le pic de la deuxième vague de l'épidémie (un peu plus de 4900 patients en réa mi-novembre) avait été dépassé. Le pic de la première vague, avec un peu plus de 7000 patients début avril, reste encore loin. Mais le rythme des admissions en soins critiques est très élevé : 472 en 24 heures.

Interrogé sur le timing des annonces du chef de l'État, Olivier Véran a estimé que "si le président de la République avait confiné le pays le 29 janvier, il aurait eu toutes les chances de confiner encore le pays hier. Je prends exemple sur les pays étrangers autour de nous : l'Italie en est à son quatrième confinement, l'Allemagne, qui a confiné pendant trois mois, a été obligée de reprendre des mesures immédiatement. C'est du temps gagné, pas du temps perdu. Nous avons territorialisé jusqu'au bout. Nous avons voulu proportionner les mesures jusqu'au bout."

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En outre, le ministre a rappelé que le principal vecteur de l'accélération de l'épidémie en France reste le variant anglais. "La menace, nous la connaissons, c'est le variant anglais", qui représente 80% des contaminations, a déclaré Olivier Véran. Les variants sud-africain et brésilien, responsables de 4,5% des contaminations, ont plutôt tendance à refluer parce que moins contagieux, "mais il va falloir être vigilants pour ne pas qu'ils repartent cet été", a-t-il ajouté. Sur un plus long terme, Olivier Véran table sur un retour "proche de la normale" cet été. Toutefois, il ne se prononce pas sur la possibilité de partir en vacances à l'étranger même s'il se dit pour sa part "confiant" sur le sujet.      

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