Covid-19 : pour convaincre les non-vaccinés, le Vaucluse mise sur des dispositifs "sur-mesure"

Covid-19 : pour convaincre les non-vaccinés, le Vaucluse mise sur des dispositifs "sur-mesure"

CAMPAGNE – En France, il y aurait encore près de 520.000 personnes de plus de 80 ans qui refusent encore de se faire vacciner. Un enjeu pour l'Assurance maladie alors que ces personnes sont les plus à risque de mourir si elles attrapent le Covid.

Si les personnes ne viennent pas à la vaccination, la vaccination viendra à elles. Cette devise aurait pu être adoptée par l’Assurance maladie dans le Vaucluse. En effet, en début de semaine, celle-ci a envoyé un courrier à toutes les personnes encore non-vaccinées pour les prévenir qu’elles pouvaient recevoir leurs injections chez elles. 

Une aubaine pour Jocelyne qui vit seule et qui a du mal à se déplacer. "J’ai toujours refusé parce que je pensais ne pas en avoir besoin, mais comme maintenant, ma voisine ne peut pas être opérée parce qu’elle n’est pas vaccinée, je me suis décidée", explique-t-elle.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Une vaccination assurée par les infirmiers libéraux

"La nouveauté du courrier, c’est de faire presque du sur-mesure",  assure Sophie de Nicolaï, la directrice de la Caisse primaire d'Assurance maladie du Vaucluse, "si vous avez peur de sortir de chez vous, l’infirmier vient à votre domicile et vient vous faire vacciner". C’est donc ce qu’a fait Céline Bedat, infirmière libérale pour l'une de ses patientes, âgées de 91 ans. Après être passée au centre de vaccination pour récupérer une dose, elle s’est rendue au domicile de la nonagénaire pour la première dose. 

Un dispositif qui satisfait aussi bien la professionnelle de santé que la famille de sa patiente. "Pour eux, il y a même plus de risque de sortir de chez eux, dans une salle d'attente, avec d'autres personnes, le transport etc, où il y aurait un risque de tomber malade, que de rester à la maison, dans leur cocon… ", souligne Céline Bedat. 

Un avis que rejoint le petit-fils de la patiente, Alexandre Bonias, pour qui il aurait été inenvisageable d'emmener sa grand-mère dans un centre de vaccination. "Ça l’aurait perturbée. Ensuite vous savez que vous avez un temps d'attente. Pour ma grand-mère, c'est trop compliqué ces choses-là..."

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Si la vaccination à domicile est plébiscitée, d’autres personnes peuvent également souhaiter se déplacer. Dans ces cas-là, des bons de transports sont envoyés, avec parfois une convocation dans un centre de vaccination. Le dispositif pourrait être généralisé partout en France. Il y aurait encore dans le pays près de 520.000 personnes de plus de 80 ans qui refusent toujours de se faire vacciner.

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