Covid-19 : les premières vaccinations en France "dès la fin de semaine"

Covid-19 : les premières vaccinations en France "dès la fin de semaine"

PANDÉMIE - Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que la campagne de vaccination allait commencer en France "dès la fin de semaine". Le point de départ d'une (très) longue campagne.

Une campagne de vaccination oui, mais pour qui et quand ? Comme la plupart de ses voisins européens, qui attendaient le feu vert de l'Agence européenne des médicaments, donné ce lundi après-midi, la France est dans les starting-blocks pour vacciner sa population. Tandis que le porte-parole du gouvernement a évoqué, à l'issue du Conseil des ministres, un démarrage "dès la fin de la semaine", Olivier Véran s'est montré un peu plus précis dans l'après-midi, avançant la date du dimanche 27 décembre.  

De fait, à compter de l'autorisation de mise sur le marché, que la Commission européenne doit formaliser dans les deux jours à venir, chaque pays membre reprend la main pour définir les publics prioritaires et l'organisation logistique de la campagne. En France par exemple, un avis formel de la Haute autorité de santé (HAS) est nécessaire. Il interviendra jeudi 24 décembre ou en début de semaine prochaine. 

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"Ne nous précipitons pas", selon Olivier Véran

Restera à savoir qui sera le patient numéro 1 à en bénéficier... Interrogé sur Europe 1, Olivier Véran a, pour l'heure, botté en touche. "Il n’y a rien de symbolique, car lorsque vous vaccinez quelqu’un qui est fragile à l’égard du virus, vous le protégez. Et la protection n’est pas un symbole, c’est fondamental. C’est tout le sens que nous voulons donner à cette campagne vaccinale", a martelé le ministre de la Santé. Avant de préciser : "L’autre sens que nous voulons donner à cette campagne française [de vaccination], c’est celui de la confiance. Ne nous précipitons pas." 

"Je ne vous annonce pas ce matin qu’il y aura 200.000 Français vaccinés le 27 décembre", a tenu à ajouter le ministre. Toujours est-il que le profil type des personnes concernées est déjà sur la table. La Haute autorité de santé (HAS) a en effet rendu un avis samedi dans lequel elle affirme qu'il faudrait vacciner en priorité les personnes âgées dépendantes en Ehpad et les résidents âgés en établissement collectif. Ce secteur a payé un lourd tribut à l'épidémie, avec environ 25.000 décès, sur 59.000 recensés au total en France. 

"Le gros de la campagne de vaccination", pour les 7000 Ehpad de France, démarrera plutôt "dans la deuxième semaine de janvier", a jugé sur RTL Florence Arnaiz-Maumé, du syndicat d'établissements privés Synerpa.

Inutile de vacciner ceux qui ont déjà eu le virus, selon la HAS

Au-delà des personnes âgées et résidents en Ehpad, qui est prioritaire ? La HAS estime que les personnes atteintes de trisomie 21 sont considérées comme prioritaires pour la vaccination, comme celles ayant des comorbidités à risque. En revanche, elle précise ne pas inclure à ce stade les femmes enceintes dans les populations prioritaires.

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Toujours la HAS, les soins de suite et de réadaptation ne sont pas concernés dans cette phase 1 de la campagne de vaccination. Pas plus que les personnes en situation de handicap hébergés dans des établissements, et ne présentant pas de comorbidité ou d'âge élevé augmentant le risque de forme grave de la maladie. Quid de ceux ayant déjà eu la maladie ? Selon la Haute Autorité, le "constat scientifique" est "qu'à ce jour les données ne permettent pas de savoir s'il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2". 

Côté calendrier, le gouvernement l'assure : des mois seront nécessaires. Matignon espère "vacciner des personnes vulnérables, les personnes âgées qui ne sont pas en Ephad ou les personnes qui ont des comorbidités", soit "autour de 15 millions de  nos concitoyens", dès le début du mois de février. Les populations non prioritaires, elles, attendront "la fin du printemps" selon Jean Castex, le Premier ministre, pour commencer à bénéficier du vaccin miracle. 

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