Covid-19 : les TGV, des clusters ambulants ? La SNCF se défend

Covid-19 : les TGV, des clusters ambulants ? La SNCF se défend

TRANSPORTS - La société ferroviaire a rejeté vendredi 4 juin l'hypothèse selon laquelle ses TGV seraient des "clusters ambulants". Elle évoque notamment son respect strict des consignes sanitaires.

Des trains vraiment sûrs ? Un rapport de l'inspection du Travail du Rhône sème le trouble. Selon le document, commandé par le syndicat SUD et révélé par Médiapart, les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) - révélateurs de la qualité de l'air et de son renouvellement - atteignaient 1380 parties par million (ppm) le 12 mai dernier lors d'un trajet entre Lyon et Montpellier. Un chiffre inquiétant, car bien supérieur à la limite de 800 ppm fixée par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) dans les espaces clos recevant du public. 

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Face à ces accusations, l'opérateur ferroviaire a indiqué qu'elle appliquait "avec la plus grande rigueur" les consignes sanitaires du gouvernement, "en matière de ventilation ou de filtration de l'air à bord des trains". Selon la SNCF, les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire, où la réglementation fixe le niveau à 5000 ppm "dans toutes les conditions d'exploitation". "Les matériels TGV sont conçus pour maintenir un niveau de CO2 compris entre 1000 et 1500 ppm", avec un apport d'air extérieur "continu et équivalent à 20 m3 d'air neuf par heure et par voyageur", précise la société. "L'air recyclé subit en permanence un traitement mécanique, hygrométrique et thermique qui permet de diminuer le taux de particules virales diffusées par aérosolisation", souligne-t-elle encore, rappelant qu'elle fait aussi "respecter l'obligation de port du masque".

"Pas des lieux de propagation prioritaires"

Même son de cloche du côté d'un gouvernement qui se veut, lui aussi, rassurant. "Les chiffres que nous avons, sur maintenant plus d'un an et demi, montrent que les transports en commun (...) ne sont pas des lieux de propagation prioritaires", allègue ainsi Jean-Baptiste Djebbari. 

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Le ministre délégué aux Transports a également relativisé l'absence de filtre à air de haute performance (HEPA). "C'est un sujet que nous avons pris très au sérieux, nous menons actuellement des études avec le Commissariat à l'énergie atomique qui a des capacités de modélisation très fines", conclut-il. 

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