Covid-19 : lien "probable" entre certains vaccins et de rares cas d’inflammations cardiaque aux Etats-Unis

Préparation d'une dose de vaccin Pfizer contre le Covid-19 à Los Angeles, le 14 mai 2021.

COMPLICATIONS - Environ 300 cas de myocardites et péricardites chez des jeunes ont été étudiés par des experts américains. Ils en déduisent un "effet secondaire très rare" mais maintiennent que les bénéfices des vaccins à ARN messager "surpassent" largement les risques.

"Les faits sont clairs : il s’agit d’un effet secondaire très rare" : transmise par le ministère américain de la Santé, la déclaration des autorités sanitaires se veut rassurante. Lors d’une réunion du Comité consultatif sur les vaccinations (ACIP) ce mercredi, des experts indépendants étaient appelés à se prononcer sur environ 300 cas d’inflammations au niveau du cœur chez des adolescents et jeunes adultes. Ils en concluent un lien "probable" avec les vaccins Pfizer et Moderna contre le Covid-19.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Le 11 juin, 323 signalements de myocardites ou de péricardites, qui touchent respectivement le muscle cardiaque ou la membrane qui l’entoure, ont été recensés chez des personnes d’au plus 29 ans après des injections de ces vaccins à ARN messager. Les cas ont été remontés par la principale agence fédérale de santé publique, les CDC, à partir d’un système qui permet à chacun de signaler d’éventuelles complications.

"De façon rassurante, les données montrent que les patients guérissent généralement des symptômes et se portent bien", a noté Tom Shimabukuro, responsable au sein des CDC. Parmi les patients, majoritairement des hommes, 309 ont été hospitalisés mais aucun décès n’a pour l’instant été confirmé. "La plupart des cas sont légers, les individus guérissant souvent d'eux-mêmes ou avec un traitement minime", rassurent les responsables sanitaires cités par le ministère de la Santé.

Nouvelles recommandations

Ces 300 et quelques cas sont à mettre en regard avec les plus de 50 millions de doses administrées au 11 juin à des jeunes Américains dès 12 ans. L’occurrence semble donc rare, mais les autorités sanitaires travaillent à actualiser les recommandations vaccinales. Elles conseillent notamment de suspendre la seconde injection si le patient a développé une myocardite après la première. Dans le cas d’une inflammation du péricarde, l’administration de la dose est maintenue, une position critiquée par certains experts.

Ces ajustements établis, tous valident la conclusion des CDC dans des documents disponibles en ligne : les bénéfices de la vaccination "surpassent toujours clairement les risques". La campagne permettrait d’éviter 530 hospitalisations et trois morts du Covid-19 pour chaque million de garçons de 18 à 24 vaccinés, selon des estimations. À la même échelle, il serait possible d’observer une cinquantaine de cas de myocardites.

Même si cette population est moins susceptible de développer des complications graves après une contamination par coronavirus, les Etats-Unis comptabilisent plus de 2.6000 décès chez des personnes de moins de 29 ans. Dans le pays, la vaccination par Pfizer est autorisée dès 12 ans – un âge ramené à 18 ans pour Moderna.

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