Peut-on combiner deux doses de vaccins différents ? L'université d'Oxford lance une étude

Doses de vaccin Pfizer-BioNtech

PERSPECTIVES - L'université d'Oxford a annoncé ce jeudi le lancement d'une étude pour déterminer si la combinaison de deux doses de différents vaccins chez un même patient reste efficace pour le protéger contre le coronavirus.

Est-il possible de combiner deux doses de différents vaccins anti-Covid chez un même patient se révèle efficace pour le protéger contre le virus ? L’université anglaise d’Oxford a annoncé jeudi 4 février qu’elle lançait une étude pour répondre à cette interrogation qui pourrait être cruciale au vu des difficultés d’approvisionnement actuelles. Actuellement, deux injections du même type sont administrées, à quelques semaines d’intervalle, lors de la vaccination. 

"Si nous montrons que ces vaccins peuvent être utilisés de manière interchangeable, cela augmentera considérablement la flexibilité de leur distribution" a déclaré le professeur Matthew Snape, scientifique en charge de l'essai. Ces recherches pourraient offrir de nouvelles perspectives pour les campagnes de vaccination des différents pays. 

Des résultats concluants seraient aussi à même de "fournir des indices sur la manière d’accroître l’étendue de la protection contre les nouvelles souches de virus", note-t-il encore. Le professeur Jonathan Van-Tam, médecin chef adjoint pour l’Angleterre, lui, va encore plus loin et ajoute qu'il est "possible qu’en combinant des vaccins, la réponse immunitaire puisse être renforcée, donnant des niveaux d’anticorps encore plus élevés qui durent plus longtemps"

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Un échantillon de 820 volontaires

Présenté comme une première mondiale, ce projet impliquera 820 volontaires de plus de 50 ans. Les chercheurs vont tenter d'évaluer les différentes combinaisons possibles avec les vaccins actuellement utilisés sur le territoire britannique (Oxford-AstraZeneca et Pfizer-BioNTech). 

Ces deux sérums apprennent à l’organisme à reconnaître la protéine du spicule (ou protéine S) du coronavirus mais utilisent des technologies différentes. Oxford-AstraZeneca se sert d'un virus commun du rhume pour transporter le gène dans l’organisme. Le procédé de Pfizer-BioNTech s'axe lui sur un morceau de code génétique appelé ARN messager (ARNm) qui est introduit dans une petite boule de graisse.

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L'essai clinique étudiera aussi l'efficacité de la protection en fonction de l'espacement des deux injections, testant un intervalle de quatre semaines, proche de celui initialement recommandé, et un intervalle de douze semaines retenu par les autorités britanniques pour toucher plus de monde.

Le Royaume-Uni demeure le pays européen le plus endeuillé par le coronavirus avec plus de 108.000 morts. Un nouveau variant a même contraint le pays à un troisième confinement national début janvier. La vaccination fait donc office de priorité nationale. Plus de 10 millions de personnes ont déjà été vaccinées outre-Manche.

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