Covid-19 : 1.600 discothèques pourraient se transformer en centres de vaccination en France

Covid-19 : 1.600 discothèques pourraient se transformer en centres de vaccination en France

PROPOSITION - Le président des syndicats des Discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) Patrick Malvaes suggère de muer les 1.600 boîtes de nuit de France, inutilisées depuis près d'un an, en centres de vaccination pour la population afin "d'accélérer" la campagne jugée trop lente.

À l'arrêt depuis le 13 mars dernier, les discothèques sont l'un des secteurs les plus affectés par les conséquences économiques de l'épidémie de Covid-19. Avec des indicateurs sanitaires qui se dégradent à nouveau - la barre des 3.000 réanimations vient d'être franchie et le pays enregistre presque 27.000 hospitalisations -, les boîtes de nuit ne sont pas près de rouvrir. 

Plus d'un million de personnes ont été vaccinées en France, mais cela reste insuffisant pour imaginer un retour à la normale. "Il faut absolument trouver une solution" pour accélérer la vaccination en métropole et Outre-mer, a soutenu Patrick Malvaes, président de la SNDLL sur LCI ce mardi matin. Un préalable indispensable à la reprise économique de l'Hexagone. 

Ainsi, mettre à disposition des pouvoirs publics ces locaux à l'abandon serait une piste pour sortir de la crise. Cela permettrait de "donner une raison d'exister à ces lieux fermés dont les exploitants sont désespérés". Mais aussi, "que chacun apporte sa pierre à l'édifice et qu'on aide notre gouvernement, notre pays, à passer cette crise", poursuit-il.  

723 discothèques ont déjà répondu favorablement

Sur les 1.600 discothèques de France, 723 ont répondu favorablement à l'appel du président des SNDLL en moins de 48 heures. "C'est un maillage important y compris dans les zones reculées, ça ne concerne pas que les villes", se réjouit Patrick Malvaes. 

Il fait valoir que les boîtes de nuit sont mieux équipées que les salles des fêtes pour y vacciner la population. "Aucun autre commerce n'est aussi bien adapté à l'accueil d'un public avec distanciation et règles de sécurité [...]. Une telle réquisition nationale paraît tout à fait naturelle" afin de "tout mettre en œuvre au service de la santé publique et au-delà de la reprise de l'activité de tous les établissements au plus tard à l'été 2021." 

Une échéance cruciale pour ces sociétés dans la tourmente financière depuis presque une année. Selon, le SNDLL "413 discothèques sont en train de disparaître définitivement, soit une discothèque sur quatre". En ce moment, "plus de 100  sont en liquidations et 300 en procédures de redressement ou décisions de fermeture volontaire." 

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Par ailleurs, "c'est une soupape pour le moral des gens. Si ces établissements disparaissent, je ne sais pas comment notre jeunesse va réagir, se défouler", s'inquiète-t-il. "Cette fonction sociale n'est remplie par aucune autre activité."  Cependant à ce jour, aucune date n'a été donnée par le gouvernement aux patrons de discothèques concernant une potentielle réouverture. Ils seront probablement parmi les derniers à rouvrir leurs portes lorsque le Covid-19 ne sera plus qu'un lointain souvenir. 

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